Visio-conférence des ministres européens de l’agriculture et de la pêche

M. Didier Guillaume a participé le 13 mai 2020 à la visio-conférence des ministres européens de l’agriculture et de la pêche.

La présidence croate a organisé une vidéoconférence réunissant les ministres de l’agriculture et de la pêche de l’UE pour faire le point sur les mesures prises à ce jour en ce qui concerne la COVID-19 afin de limiter les effets négatifs de la pandémie sur les secteurs. La Commission a présenté les actions en cours et prévues.

Communiqué de presse de la Présidence croate du Conseil de l’Union européenne (13 mai 2020)

Les ministres de l’Agriculture et de la pêche de l’UE à propos de l’impact du Covid-19 sur l’agriculture et la pêche

La présidence croate a organisé une seconde vidéoconférence des ministres européens en charge de l’agriculture et de la pêche avec la participation des commissaires européens Janusz Wojciechowski et Virginijus Sinkevičius, afin de discuter des mesures déjà en vigueur, ainsi que d’éventuelles actions futures aux niveaux national et européen pour contrer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 sur le secteur de l’agriculture et de la pêche.
La ministre croate de l’Agriculture Marija Vučković a présidé cette vidéoconférence avec l’objectif de partager les informations entre les États membres et les institutions de l’UE.

“Depuis notre dernière vidéoconférence en mars, de nombreuses mesures ont été prises et notre coopération tant au niveau bilatéral qu’européen a été vive. Les résultats sont là. La production et l’approvisionnement alimentaires sont sécurisés. Les secteurs de l’agriculture et de la pêche de l’UE ont démontré leur résilience, une alimentation suffisante et de qualité demeure disponible pour les consommateurs européens à des prix abordables. En ces temps difficiles, cela a été notre priorité. En même temps, nous avons travaillé pour aider les agriculteurs et les pêcheurs à surmonter tous les obstacles de la crise du Covid. Quant à l’aquaculture et la pêche, un paquet entier de mesures est déjà en vigueur et, d’après ce que nous avons entendu aujourd’hui, est bien accepté dans tous les pays membres. Parallèlement, certains ont indiqué que des mesures supplémentaires seront nécessaires, particulièrement si la situation actuelle perdure"
Marija Vučković, ministre de l’Agriculture

Au sujet de la pêche, de nombreux États membres ont accueilli et apprécié l’adoption rapide de la législation permettant un soutien supplémentaire au secteur de la pêche qui a été touché par l’épidémie de Covid-19.

L’activité de la pêche dans son ensemble selon les flottes de l’UE s’est significativement réduite, en particulier pour les petits navires, et la situation du marché reste difficile. Certains pays membres ont demandé des mesures additionnelles et des flexibilités supplémentaires, notamment au sujet des obligations concernant la saison de pêche CICTA et les obligations de contrôle.

Les ministres ont appelé la Commission à continuer de suivre la situation pour la flotte de pêche et l’aquaculture et, dans le cadre de tout financement supplémentaire disponible, ils examineront si de nouvelles mesures de soutien sont nécessaires.

Pour ce qui est de la production agricole, une série de mesures ont été proposées, la plupart étant déjà en vigueur. Toutefois, nous avons entendu aujourd’hui des messages clairs et des appels à la Commission pour mettre en œuvre des mesures supplémentaires, à la fois en termes de nouvel assouplissement des règles actuelles de la PAC, par exemple en relation aux contrôles sur place ou à l’augmentation du soutien couplé facultatif, mais aussi celles qui nécessiteraient des ressources financières supplémentaires. L’activation du stockage privé et d’autres mesures relatives au marché pour les secteurs tels que la volaille, la viande porcine et bovine, les pommes de terre pour n’en citer que quelques-uns, ont également été demandées.

Par ailleurs, des secteurs ayant déjà reçu un soutien auront besoin de mesures supplémentaires, selon les interventions des ministres. Ceci concerne principalement les secteurs laitier et vinicole.

La majorité des ministres ont réfléchi au fait que sans ressources financières supplémentaires il sera pratiquement impossible de soutenir adéquatement les secteurs. Conscients des contraintes budgétaires, les ministres ont insisté pour que la Commission explore toutes les options disponibles, en premier lieu les recettes affectées existantes.

La réserve de crise a été mentionnée par certains, quelques-uns pensent que le temps est venu de l’activer, tandis que d’autres tiennent à ce que toutes les possibilités soient épuisées avant de s’engager dans cette voie.

"L’amendement à la régulation du développement rural a aussi été bien accueilli. Cependant, beaucoup ont souligné qu’ils ne pourront pas utiliser les opportunités offertes, car il n’y a plus de fonds disponibles dans le cadre du deuxième pilier. Même ces pays membres sont prêts à soutenir la proposition et cela montre la solidarité que nous espérions voir en cette période difficile. Alors que nous célébrons cette année le 60e anniversaire de la PAC, nous restons déterminés à démontrer son efficacité et à défendre l’intégrité du marché unique"
Marija Vučković, ministre de l’Agriculture

Dernière modification : 19/05/2020

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