Vidéoconférence des ministres chargés de la politique spatiale

Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, a participé le 20 novembre 2020 à la visioconférence des ministres européens chargés de la politique spatiale.

Aux côtés des ministres européens, j’ai participé ce matin au Conseil Européen de l’Espace.

L’Europe a un rôle central à jouer dans l’économie spatiale mondiale.

Nous pouvons rester une grande puissance spatiale à condition de mettre nos moyens en commun !

Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, 20 novembre 2020

Communiqué de presse du Conseil de l’UE (20 novembre 2020

Principaux résultats

Le rôle de l’Europe dans l’économie spatiale mondiale

Les ministres ont procédé à un échange de vues informel par vidéoconférence sur le rôle de l’Europe dans l’économie spatiale mondiale. Ils ont discuté de la manière dont l’UE pouvait renforcer la compétitivité de son industrie spatiale et jouer un rôle plus important dans l’élaboration des régimes réglementaires internationaux.

Les ministres ont souligné qu’il était nécessaire que les orientations du Conseil européen visant à garantir et à développer l’autonomie stratégique de l’UE soient également mises en pratiques dans le domaine spatial.

Ils ont mis en avant le rôle important joué par le secteur spatial, tant de manière générale que de façon plus spécifique dans le contexte de la transition écologique et numérique.

De nombreuses délégations ont fait remarquer que les données provenant des applications spatiales sont utilisées dans un large éventail de domaines tels que l’intelligence artificielle, les télécommunications, l’énergie, les transports, l’agriculture, la prévention des catastrophes et la lutte contre le changement climatique.

Les ministres ont souligné l’importance des programmes phares européens Copernicus et Galileo, ainsi que la nécessité de les maintenir en activité et de les développer davantage.

Ils ont fait remarquer qu’il fallait accorder une attention particulière à la cybersécurité dans le domaine spatial.

De nombreux ministres se sont exprimés en faveur d’une coopération et d’une coordination renforcées afin d’avoir un impact au niveau international. Plusieurs ministres ont mentionné que la gestion du trafic spatial était un domaine dans lequel des réglementations et des normes étaient nécessaires. L’importante question de la protection des droits intellectuels a également été abordée.

Plusieurs ministres ont souligné qu’il importait d’améliorer la compétitivité de l’industrie spatiale européenne sur les marchés mondiaux, dans le contexte d’une commercialisation accrue de l’espace. À cet égard, il a été mis en avant que l’industrie spatiale avait besoin d’un environnement propice à l’élaboration de solutions innovantes, ainsi que de solutions de financement innovantes. Afin de parvenir à un marché mondial équitable dans le domaine spatial, les ministres ont estimé qu’il était essentiel de créer des conditions de concurrence équitables entre tous les acteurs.

Politique spatiale européenne - Préparation de la réunion du Conseil espace

Les ministres ont préparé la réunion du dixième Conseil espace [1] qui s’est tenue par vidéoconférence le même jour. Dans le cadre de ces travaux de préparation, le Conseil avait récemment adopté des conclusions (voir lien ci-dessous). Il a été noté que le Conseil espace tiendrait un débat d’orientation sur la contribution européenne à la définition de principes clés pour l’économie spatiale mondiale.

Divers

Programme de travail de la prochaine présidence

La délégation portugaise a présenté les priorités de sa présidence à venir dans le domaine spatial. Il a été noté qu’elle a l’intention de se concentrer sur les éléments suivants :

  • jeter les bases d’une stratégie européenne pour le nouvel espace, ouvrir l’accès à l’espace et déployer les données obtenues par satellite ;
  • renforcer les écosystèmes spatiaux européens et les secteurs économiques en aval dans toute l’Europe, en vue d’une "planète numérique" par l’intégration des systèmes au moyen de technologies de l’information avancées ;
  • améliorer la résilience des chaînes de valeur et l’inclusion des organisations de recherche et de technologie, des PME et des jeunes entreprises ;
  • mobiliser les technologies et les données spatiales pour le développement durable des zones côtières et de l’économie bleue ;
  • favoriser la coopération entre les secteurs spatial et non spatial et les applications de données pour une transition durable, écologique et numérique, et promouvoir de nouveaux modes d’activités économiques dans l’"anthropocène" ;
  • renforcer la collaboration entre l’UE et l’Afrique.

[1Le Conseil espace est une réunion conjointe du Conseil de l’UE
(Compétitivité - formation "espace") et du Conseil de l’ASE au niveau ministériel. C’est une enceinte qui permet à l’UE et à l’ASE de coordonner les activités de coopération en matière de politique spatiale européenne. L’ASE est composée de 22 États membres : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie et Suède (qui sont aussi des États membres de l’UE) + Royaume-Uni, Norvège et Suisse. Le Canada siège aussi au conseil et participe à certains projets dans le cadre d’un accord de coopération. La Slovénie a le statut de membre associé. Sept autres États membres de l’UE ont des accords de coopération avec l’ASE : Bulgarie, Chypre, Croatie, Lettonie, Lituanie, Malte et Slovaquie.

Dernière modification : 23/11/2020

Haut de page