Ursula von der Leyen présente l’équipe et la nouvelle structure de la prochaine Commission européenne

Communiqué de la Commission européenne, 10 septembre 2019

La présidente élue, Mme Ursula von der Leyen, a présenté le 10 septembre 2019 son équipe et la nouvelle structure adoptée pour la prochaine Commission européenne.

La nouvelle Commission portera les priorités et les ambitions définies dans les orientations politiques. Elle s’articulera autour des objectifs pour lesquels le Parlement européen a élu la présidente von der Leyen.

La nécessité de faire face aux changements climatiques, technologiques et démographiques qui transforment nos sociétés et notre mode de vie résidera au cœur de son action. Certains pouvoirs en place empruntent de nouvelles voies, faisant cavalier seul. De nouvelles forces émergent et se confortent. Un sentiment de malaise et d’anxiété s’est ainsi installé dans de nombreuses communautés de toute l’Europe. L’Union européenne doit conduire la transition vers une planète saine et un nouveau monde numérique. Mais elle n’y parviendra qu’en rassemblant et en portant son modèle unique d’économie sociale de marché à la hauteur des nouvelles ambitions d’aujourd’hui.

Au moment de nous engager sur ce chemin, nous devons mettre pleinement à profit toutes nos forces, tous nos talents, tout notre potentiel. Nous devons ériger l’égalité en priorité et nous attacher à créer des chances pour tous, femmes et hommes, Européens de l’Est, de l’Ouest, du Sud et du Nord, jeunes et vieux. Nous devons défendre nos valeurs communes et l’état de droit. Au cours des cinq prochaines années, il faudra que toutes les institutions européennes collaborent étroitement pour apaiser les craintes et créer des opportunités.

La présidente élue Ursula von der Leyen a déclaré : « Cette équipe façonnera l’approche européenne : nous prendrons des mesures audacieuses pour lutter contre le changement climatique, nous construirons notre partenariat avec les États-Unis, nous définirons nos relations avec une Chine davantage affirmée et nous serons un voisin fiable, par exemple pour l’Afrique. Cette équipe devra défendre nos valeurs et nos normes de stature mondiale. Je veux une Commission conduite avec détermination, clairement axée sur les enjeux actuels et qui apporte des réponses. Je veux qu’elle soit bien équilibrée, agile et moderne. Cette équipe doit à présent gagner la confiance du Parlement. La Commission que je présiderai jouera un rôle géopolitique engagé en faveur de politiques durables. Enfin, je veux que l’Union européenne soit gardienne du multilatéralisme. Car nous savons que nous sommes plus forts en réalisant ensemble ce que nous ne pouvons pas faire tout seuls. »

Une nouvelle structure, à la mesure de nos ambitions

Le nouveau Collège comptera huit vice-présidents, y compris le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (Josep Borrell). Les vice‑présidents seront responsables des grandes priorités fixées dans les orientations politiques. Ils guideront notre action sur les questions globales prioritaires, telles que le Green deal européen, une Europe adaptée à l’ère du numérique, une économie au service des personnes, qui protège notre mode de vie européen, une Europe plus forte sur la scène internationale et un nouvel élan pour la démocratie européenne. Les commissaires occupent une place centrale dans la structure du nouveau Collège. Ils coordonneront l’expertise apportée par les directions générales.

Trois vice-présidents exécutifs exerceront une double fonction. Ils assumeront à la fois la vice-présidence pour une des trois priorités du programme de la présidente élue, et la charge de commissaire.

  • M. Frans Timmermans (Pays-Bas), vice-président exécutif, coordonnera les travaux consacrés au Green deal européen. Il assurera également la gestion de la politique de lutte contre le changement climatique, avec le soutien de la direction générale de l’action pour le climat.

La présidente élue Ursula von der Leyen s’est exprimée en ces termes : « Je veux que le Green deal européen devienne le signe distinctif de l’Europe. Il est au cœur de notre engagement à devenir le premier continent climatiquement neutre au monde. Mais c’est également un impératif économique à long terme : les premiers et les plus rapides seront aussi ceux qui parviendront à saisir les opportunités qu’offre la transition écologique. Je veux que l’Europe soit en tête dans ce domaine. Je veux que l’Europe soit exportatrice de savoir, de technologies et de meilleures pratiques. »

  • La vice-présidente exécutive, Mme Margrethe Vestager (Danemark), coordonnera l’ensemble de notre programme pour une Europe adaptée à l’ère du numérique et sera la commissaire chargée de la concurrence, avec le soutien de la direction générale de la concurrence.

La présidente élue Ursula von der Leyen s’est exprimée en ces termes : «  La numérisation a un impact considérable sur la manière dont nous vivons, travaillons et communiquons. Si, dans certains domaines, l’Europe accuse un certain retard— comme pour le commerce électronique B2C — dans d’autres en revanche, nous sommes à l’avant-garde, comme pour le commerce interentreprises. Nous devons faire en sorte que notre marché unique soit adapté à l’ère du numérique, nous devons tirer le meilleur parti de l’intelligence artificielle et des mégadonnées, nous devons améliorer la cybersécurité et nous devons lutter âprement pour notre souveraineté technologique. »

  • Le vice-président exécutif, M. Valdis Dombrovskis (Lettonie), assurera la coordination des travaux sur l’économie au service des personnes et sera le commissaire pour les services financiers, avec le soutien de la direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux.

La présidente élue Ursula von der Leyen s’est exprimée en ces termes : « Notre économie sociale de marché est unique. Elle est la source de notre prospérité et de notre équité sociale. Cela est d’autant plus important que nous nous trouvons face à une double transition : climatique et numérique. M. Valdis Dombrovskis mènera nos travaux en vue de concilier, au sein de notre économie, la dimension sociale et le marché. »

Les cinq autres vice-présidents sont :

Josep Borrell (Espagne, actuel ministre espagnol des affaires étrangères) : HR/VP désigné, « Une Europe plus forte sur la scène internationale » ;

Věra Jourová (Tchéquie, commissaire au sein de la Commission Juncker) : Valeurs et transparence ;

Margaritis Schinas (Grèce, ancien membre du Parlement européen, fonctionnaire de longue date auprès de la Commission européenne) : Protéger notre mode de vie européen ;

Maroš Šefčovič (Slovaquie, vice-président de la Commission Juncker) : Relations interinstitutionnelles et prospective ;

Dubravka Šuica (Croatie, membre du Parlement européen) : Démocratie et démographie.

En outre, Dubravka Šuica conduira, pour la Commission, les préparatifs de la conférence sur l’avenir de l’Europe.

La présidente élue Ursula von der Leyen a déclaré à ce propos : « Nous voulons donner un nouvel élan à la démocratie européenne. C’est notre responsabilité commune. La démocratie ne se résume pas à voter tous les 5 ans. Il s’agit de faire entendre sa voix et de prendre part à la construction de notre société. »

La présidente élue Ursula von der Leyen entend présider un Collège de commissaires investis, familiers des réalités européennes et à l’écoute des attentes des Européens.

  • C’est pourquoi tous les membres du Collège visiteront chaque État membre au cours de la première moitié de leur mandat. Ils devraient non seulement faire le tour des capitales, mais également se rendre dans les régions, là où les Européens vivent et travaillent.
  • L’Europe doit s’adapter à l’ère numérique, et la Commission de même. Les réunions du Collège seront organisées sans support papier et par voie numérique.
  • L’objectif de la nouvelle Commission est de faciliter la vie des citoyens et des entreprises. Lorsqu’elle introduira de nouvelles dispositions législatives et réglementaires, la Commission appliquera le principe « one-in, one-out » afin de réduire les formalités administratives.

La présidente élue Ursula von der Leyen a déclaré à ce propos : « C’est une Commission qui traduira ses paroles en actes. Notre structure sera centrée sur les tâches plutôt que sur les hiérarchies. Nous devons être capables d’apporter rapidement et avec détermination des réponses aux questions les plus pressantes. »

Voici les autres commissaires désignés :

Johannes Hahn (Autriche) sera chargé du budget et de l’administration ; il sera directement rattaché à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. Fort de ses nombreuses années au sein du Collège, il sait combien il est important d’entretenir une administration moderne.

Didier Reynders (Belgique), juriste de formation, a acquis au niveau national une vaste expérience en tant que ministre des finances, ministre des affaires étrangères et européennes et ministre de la défense. Au sein de la nouvelle Commission, il se verra confier la justice (y compris la question de l’état de droit).

Mariya Gabriel (Bulgarie) occupe déjà une fonction de commissaire européen. Elle s’est consacrée avec dévouement et énergie au portefeuille du numérique et va maintenant s’employer à créer de nouvelles perspectives pour la jeune génération (portefeuille de l’innovation et de la jeunesse).

Stella Kyriakides (Chypre) est psychologue clinicienne et a acquis de nombreuses années d’expérience dans le domaine des affaires sociales, de la santé et de la prévention du cancer. Elle dirigera le portefeuille de la santé.

Kadri Simson (Estonie) est membre de longue date du parlement estonien et ministre de l’économie et des infrastructures. Elle prendra en charge le portefeuille de l’énergie.

Jutta Urpilainen (Finlande) a non seulement été ministre des finances et siégé pendant de nombreuses années au parlement finlandais, mais elle a également travaillé comme envoyée spéciale en Éthiopie. Elle sera responsable des partenariats internationaux.

Sylvie Goulard (France), ancien membre du Parlement européen, est une Européenne passionnée et convaincue. En tant que commissaire pour le marché intérieur, elle conduira notre action dans le domaine de la politique industrielle et fera progresser le marché unique numérique. Elle sera aussi responsable de la nouvelle direction générale de l’industrie de la défense et de l’espace.

László Trócsányi (Hongrie) était ministre de la justice de la Hongrie. Il prendra en charge le portefeuille « Voisinage et élargissement ».

Phil Hogan (Irlande), l’actuel commissaire pour l’agriculture, fera profiter la nouvelle Commission de son expérience en assumant la responsabilité du portefeuille « Commerce ».

Paolo Gentiloni (Italie), ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères de l’Italie, mettra sa vaste expérience au service du portefeuille « Économie ».

Virginijus Sinkevičius (Lituanie), ministre lituanien de l’économie et de l’innovation, sera responsable du portefeuille « Environnement et océans ».

Nicolas Schmit (Luxembourg), avant d’être élu au Parlement européen, a été ministre national du travail et de l’emploi et assurera la responsabilité du portefeuille « Emploi ».

Helena Dalli (Malte) a consacré son parcours politique à l’égalité, que ce soit en qualité de ministre du dialogue social, de la consommation et des libertés civiles, puis comme ministre des affaires européennes et de l’égalité. Elle aura la charge du portefeuille « Égalité ».

Janusz Wojciechowski (Pologne) a longtemps été actif au sein de la commission de l’agriculture au Parlement européen, et est actuellement membre de la Cour des comptes européenne. Il sera chargé du portefeuille « Agriculture ».

Elisa Ferreira (Portugal) est actuellement vice-gouverneure de la Banque du Portugal. Elle a été membre du Parlement européen pendant de nombreuses années, après avoir été ministre de la planification et ministre de l’environnement dans son pays. Elle assurera la direction du portefeuille « Cohésion et réformes ».

Rovana Plumb (Roumanie) est membre du Parlement européen (vice-présidente du groupe des socialistes et démocrates) et a été ministre de l’environnement et du changement climatique, ministre du travail, ministre déléguée aux fonds européens, ministre de l’éducation nationale et ministre des transports en Roumanie. Elle prendra en charge le portefeuille « Transports ».

Janez Lenarčič (Slovénie) est un diplomate slovène. Il a été secrétaire d’État aux affaires européennes et a été en poste auprès des Nations unies, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et de l’Union européenne pendant plusieurs années. Il se verra confier le portefeuille « Gestion des crises ».

Ylva Johansson (Suède) est actuellement ministre du travail et a précédemment été ministre de l’éducation et ministre des affaires sociales et des personnes âgées, et membre du parlement suédois. Par ailleurs, son expertise dans les domaines de l’emploi, de l’intégration, de la santé et de la protection sociale est largement reconnue. Elle aura la responsabilité du portefeuille « Affaires intérieures ».

Prochaines étapes

Lors de l’étape suivante, l’ensemble du collège des commissaires, y compris le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, également vice-président de la Commission européenne, sera soumis à un vote d’approbation du Parlement européen.

Ce vote d’approbation sera précédé par les auditions des commissaires désignés devant les commissions parlementaires compétentes, conformément au règlement intérieur du Parlement.

Une fois que le Parlement européen aura donné son approbation, le Conseil européen nommera officiellement la Commission européenne, conformément à l’article 17, paragraphe 7, du TUE./.

Plus d’informations sur les Commissaires européens désignés sont disponibles ici

Dernière modification : 10/09/2019

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