Réunion de l’Eurogroupe et du Conseil Ecofin (26-27 janvier 2015)

M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, et ses homologues de l’Eurogroupe se réunissent aujourd’hui lundi 26 janvier à Bruxelles, avant une réunion des 28 ministres des finances de l’UE mardi 27.

Au lendemain des élections en Grèce, la question grecque notamment figure à l’ordre du jour des discussions. M. Sapin a par ailleurs réuni ses homologues pour relancer le projet de taxe sur les transactions financières.

Déclarations de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, à son arrivée au Conseil de l’UE

Quelle est la position française sur le dossier grec ?

Le Gouvernement a été souhaité par une majorité de Grecs. Il est en responsabilité et nous attendons de ce gouvernement qu’il soit en responsabilité et en dialogue.

Je pense que ce gouvernement a, pendant la période électorale, fait preuve de responsabilité. A aucun moment il n’a parlé d’une sortie de l’euro. Ce serait mauvais pour la Grèce et ce serait mauvais pour l’Europe. A aucun moment il n’a remis en cause les traités qui nous lient, et les règles qui nous lient. Ce serait mauvais pour la Grèce et ce serait mauvais pour l’Europe.

Mais il souhaite le dialogue. Et ce dialogue il aurait fallu l’engager de toute façon, avec quelque gouvernement grec que ce soit, car la situation grecque nécessite un dialogue, pour qu’un certain nombre de réformes, que Syriza a portées pendant la campagne électorale – je pense en particulier aux réformes administratives ou réformes fiscales - , que ces réformes aient lieu, pour que nous puissions discuter ensemble des solutions, de la meilleure voie, du meilleur chemin pour permettre à la Grèce de retrouver de la stabilité et de la croissance. Parce que si ce nouveau gouvernement a été élu, c’est aussi parce que la Grèce a perdu 25% de sa richesse nationale en l’espace de 5 ans, et que ça c’est extrêmement lourd, extrêmement dur pour un peuple à supporter.

Allez-vous aborder l’annulation de la dette grecque ?

Tous les sujets doivent être abordés : les règles, les engagements, les réformes, le chemin. Le chemin ça n’est pas simplement une question de dette. Le chemin ce sont tous les éléments qui font qu’un pays comme la Grèce, indispensable à la stabilité de la zone euro, retrouve de la croissance, retrouve du bien-être, retrouve de l’envie d’être dans l’Europe d’aujourd’hui. Parce qu’il faut que le peuple grec retrouve cette envie d’être dans l’Europe, et d’être à la fois partenaire, d’être constructif dans l’Europe d’aujourd’hui.

PNG

Dernière modification : 25/02/2016

Haut de page