Référendum en Turquie

Suite au référendum organisé en Turquie le 16 avril 2017, la Présidence de la République et le Porte-parole du ministère des Affaires étrangères ont publié des déclarations.

Communiqué de la Présidence de la République : Turquie - résultats du référendum (16 avril 2017)

"La France prend acte des chiffres annoncés au sujet du référendum sur les réformes constitutionnelles organisé hier en Turquie. Elle prend note des contestations émises et suivra avec la plus grande attention les évaluations du scrutin effectuées par le Conseil de l’Europe et l’OSCE.

Il appartient aux Turcs et à eux seuls de décider de leur organisation politique. Mais les chiffres publiés montrent qu’en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées. Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du Conseil de l’Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale.

L’organisation d’un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec ces valeurs et ces engagements"./.

Déclaration du Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international : Turquie - résultats du référendum (16 avril 2017)

"La France prend acte de l’annonce des résultats du référendum qui s’est tenu le 16 avril en Turquie sur les amendements à la Constitution adoptés par la Grande Assemblée nationale le 21 janvier dernier. Elle relève un résultat particulièrement serré qui ne rend que plus nécessaire un dialogue avec les forces d’opposition.

Elle examinera avec attention le rapport d’évaluation de l’OSCE et des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui ont participé à l’observation de ce scrutin. Ces amendements constitutionnels introduisent des modifications significatives du système de gouvernement en Turquie.

La France, avec l’Union européenne, encourage la Turquie à envisager les prochaines étapes dans un esprit de rassemblement, en conformité avec les valeurs et engagements pris au sein du Conseil de l’Europe, au nombre desquels le respect du pluralisme, de la séparation des pouvoirs et de l’État de droit. Elle appelle également le gouvernement turc à se conformer à la Convention européenne des droits de l’Homme, dont la Turquie est signataire, et qui proscrit notamment le recours à la peine de mort"./.

Dernière modification : 19/04/2017

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