Participation de Mme Laura Flessel au Conseil éducation, jeunesse, culture et sport

La ministre des Sports, Mme Laura Flessel, a participé au Conseil éducation, jeunesse, culture et sport qui s’est déroulé le 23 mai à Bruxelles.

Déclaration de Mme Laura Flessel à l’issue du Conseil éducation, jeunesse, culture et sport (Bruxelles, 23 mai 2018)

Madame la Ministre, vous avez rencontré aujourd’hui le président de l’UEFA. Vous avez parlé notamment de nombreux sujets qui vont être discutés à Paris lors de la réunion de fin mai. Ce sont des sujets très larges que vous avez abordés, le dopage entre autres, jusqu’au niveau amateurs.

Mme Laura Flessel : "Aujourd’hui avait lieu la réunion avec les ministres européens. Il y avait la présence du président de l’UEFA. La problématique était plus sur l’économie et la responsabilisation pour les équipes nationales. On a donc essentiellement travaillé dans cette optique sur les valeurs du sport et l’implication de l’Europe sur le développement de la pratique sportive européenne. Et effectivement, j’en ai profité aussi pour réitérer mes remerciements parce que la semaine prochaine avec les ministres européens, en marge de Roland Garros, nous travaillerons sur une déclaration d’intention sur un héritage européen en vue des Jeux Olympiques et paralympiques.

Les étapes avancent concernant ces Jeux olympique que vous voulez européens et donc partagés par toute l’Europe ? De nouvelles étapes ont été franchies ?

Mme Laura Flessel : Oui effectivement. C’est l’idée de travailler sur cette déclaration que nous allons signer la semaine prochaine. Chaque ministre a apporté son expertise et on a travaillé, avec les différentes équipes, sur l’implication, l’emploi, les bénévoles avec un objectif de valorisation des valeurs et le respect de l’Europe dans le prisme des Jeux Olympiques et paralympiques.

De plus en plus, la sécurité est prise en compte pour ces grands événements sportifs. Travaillez aussi sur un fichier commun de supporters ou de screening au niveau européen ?

Mme Laura Flessel : On se permettra effectivement de travailler sur le renforcement de la sécurité. On travaillera aussi sur la valorisation et la lutte contre toute forme de discrimination dans le sport. Et on profite de cette instance des ministres pour valoriser la réflexion, les outils de sensibilisation. On voit aujourd’hui encore que certains pays demandent des outils de sensibilisation. Donc nous allons échanger pour avoir une cohérence européenne dans la prévention, dans l’accompagnement, jusque dans la sanction, que nous puissions gérer à l’identique.

La France a apporté une expérience particulière sur la gestion de ces personnes qui peuvent être violentes ?

Mme Laura Flessel : Je dirais différemment. Nous voulons mettre dans un pot commun nos outils pour valoriser les valeurs républicaines, les valeurs du sport, gérer le sport à travers les écoles, dans les universités, dans le monde de l’entreprise. J’ai eu la chance d’échanger avec le représentant sport d’Erasmus +. C’est un outil aussi pour nos jeunes qui aiment le sport, qui pratiquent le sport de manière régulière. C’est une opportunité aussi d’aller voir ailleurs cette transformation par le biais du sport. Il y a énormément de projets qui se préparent. On va déjà se revoir la semaine prochaine avec un grand plaisir.

Vous avez quelques pistes de réflexions pratiques concernant cette gestion du risque sur la sécurité ?

Mme Laura Flessel : On a un instrument qui est l’instance nationale du supporterisme qui regroupe les supporteurs des sports collectifs. On a le référent du ministère de la justice, de l’intérieur, le délégué interministériel de la DILCRAH et aussi le ministère des sports et la Ligue professionnelle du sport. On a commencé à travailler et on intensifie nos travaux mais dès la semaine prochaine il y aura des formations pour aussi travailler sur les droits et les devoirs des supporters, donc on ne va rien lâcher.

Un mot peut-être sur un sujet d’actualité, celle d’Adrien Rabiot. Vous qui êtes ancienne sportive mais aujourd’hui aussi ministre des sports, que pensez-vous de cette attitude et de la réaction de Didier Deschamps qui parle d’une erreur ?

Mme Laura Flessel : Il y a un sélectionneur qui a décidé d’avoir une équipe. Il y a des titulaires et des remplaçants et des suppléants. Il a fait son choix, ça fait mal. Mais je pense que tous les joueurs doivent rester autour d’une équipe de France soudée.

Vous pensez qu’Adrien Rabiot a mal fait ?

Mme Laura Flessel : Je vous dirais qu’il a le droit de faire des erreurs"./.

Dernière modification : 23/05/2018

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