Participation de M. Jean-Baptiste Lemoyne au Conseil affaires étrangères / développement

M. Jean-Baptiste Lemoyne a participé le 25 novembre 219 à la réunion des ministres européens en charge du développement qui se déroule à Bruxelles.

Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 25 novembre 2019

M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, participe lundi 25 novembre à la réunion des ministres du développement de l’Union européenne.

  • Architecture financière pour le développement : les ministres échangeront sur la future architecture financière pour le développement durable et le voisinage suite à la publication en octobre 2019 du rapport des sages. M. Jean-Baptiste Lemoyne insistera sur la nécessité d’un pilotage renforcé de la politique européenne de développement, en particulier sur les instruments financiers mis en œuvre.
  • Soutien au développement des pays en transition : les ministres échangeront sur la méthodologie à mettre en place afin d’améliorer la coopération entre l’Union européenne et les États membres pour soutenir le développement de ces pays, notamment l’Éthiopie et le Soudan. La France se prononcera pour un engagement fort de l’UE en faveur de ces deux pays et soulignera la contribution française à leur transition.
  • Egalité femmes-hommes : les ministres aborderont cette thématique sous l’angle de l’éducation, en présence du ministre de l’éducation éthiopien. Ce sujet est une priorité pour la France qui a porté plusieurs initiatives dans le cadre de sa présidence du G7 et est déterminée à poursuivre son action.
  • Forum mondial sur les réfugiés : les ministres évoqueront ce Forum qui se tiendra à Genève les 17 et 18 décembre prochain sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi que l’avancée des négociations d’un nouvel accord entre l’Union européenne et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ayant vocation à succéder à l’actuel accord de Cotonou.

Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne dans le cadre du Conseil affaires étrangères / développement (Bruxelles, 25 novembre 2019)

M. Jean-Baptiste Lemoyne : "Ecoutez, une bonne nouvelle pour commencer ce conseil des ministres, puisque nous avons adopté la liste des membres de la Commission qui est donc transmise au Parlement européen. C’est donc une nouvelle étape qui a été franchie en vue de l’installation de cette nouvelle commission pour le mandat qui s’ouvre. Vous le savez, je crois que la France et de nombreux Etats européens souhaitent un mandat qui soit ambitieux, un mandat qui puisse faire en sorte que la souveraineté européenne puisse progresser dans tous les domaines, que nous puissions être toujours plus forts et peser en matière de commerce, en matière de défense, d’industrie, une Europe qui soit véritablement au sein du concert mondial un ensemble qui soit écouté, respecté, force de propositions alors que le cadre multilatéral, on le sait, est parfois remis en question.

Nous allons nous pencher désormais sur les sujets de développement et c’est avec bonheur que la France voit un ordre du jour particulièrement dense aujourd’hui. Nous avions appelé avec ma collègue Sigrid Kaag à ce que les discussions au sein du Conseil développement soient toujours plus stratégiques, qu’il y ait un véritable pilotage politique de cette dimension-là de l’action extérieure de l’Union européenne et je me réjouis que nous discutions aujourd’hui de la rationalisation des instruments financiers parce qu’il y a beaucoup d’acteurs qui interviennent aux côtés de nos banques nationales de développement, il y a la BERD, il y a la BEI, et vous le savez l’UE également travaille à la mise en place de cet instrument unique, le NDICI. Il était donc important que nous ayons aussi ce débat, à la suite d’un rapport qui a été remis par le groupe des Sages. Ce même groupe des Sages qui avait été d’ailleurs inscrit dans les conclusions du Sommet de Meseberg entre la France et l’Allemagne et nous allons entendre dans quelques instants le Président de ce groupe nous rendre compte de leurs travaux et des différentes options qui s’offrent pour avoir, je dirai, une force de frappe financière qui soit toujours mieux adaptée aux enjeux de développement. On le sait, les objectifs de développement durable nécessitent un engagement accru et une efficacité de nos outils.

Par ailleurs, nous nous réjouissons aussi d’avoir des discussions stratégiques sur des pays avec l’Ethiopie et le Soudan qui vont être à l’honneur aujourd’hui. Nous allons évoquer les défis qui s’offrent à eux, qui s’ouvrent à eux, sachant que la France a été particulièrement impliquée auprès de ces deux pays, de ces peuples. Je pense à l’Ethiopie, le Président de la République s’est rendu en Ethiopie il y a quelques mois. Nous avons d’ailleurs à ce moment-là annoncé 85 millions d’euros d’aide supplémentaires pour faire face aux défis à la fois économiques, et puis il y a également je crois un momentum qui existe dans cette région de la Corne de l’Afrique avec un certain nombre de conflits qui peuvent peut être trouver une issue.

Par ailleurs, nous allons évoquer le Soudan. Le Soudan qui a fait l’objet d’une transition qui peut être exemplaire, je le crois. Les civils jouent un rôle prépondérant, le Premier Ministre Hamdok s’est rendu en France il y a quelques semaines. Jean-Yves Le Drian s’est lui-même rendu aussi au Soudan et nous nous sommes engagés là-aussi à hauteur de 60 millions d’euros d’aide supplémentaires parce qu’on le voit, à la suite d’une mobilisation populaire, ce processus de transition est enclenché et là-aussi un espoir s’est levé et l’Union européenne doit être au rendez-vous pour l’accompagner.

Enfin, nous aurons à évoquer les sujets d’éducation de genre. Et là-aussi, vous le savez, nous sommes très engagés avec le partenariat mondial pour l’éducation qui a fait l’objet d’un véritable réengagement des Etats. C’était en 2018, et c’est la clé. Tout commence par l’éducation et en matière d’émancipation et notamment des jeunes filles, c’est aussi sur cette dimension-là qu’il faut mettre l’accent.

Donc, un conseil des ministres du développement important puisqu’il a permis de valider la liste de la Commission et important parce que nous évoquons des défis majeurs pour de nombreux Etats partenaires sur le continent africain. Je vous remercie"./.

Dernière modification : 26/11/2019

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