Participation de Julien Denormandie au Conseil des ministres chargés de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, M. Julien Denormandie, a participé au Conseil des ministres européens chargés de l’agriculture qui s’est déroulé les 19 et 20 octobre 2020 et à l’issue duquel les Etats membres sont parvenus à un accord sur la nouvelle Politique agricole commune pour la période 2023-2027.

Pour Julien Denormandie : "Après de nombreuses heures de négociations, nous avons obtenu un accord qui correspond aux attentes fortes de la France : des mesures environnementales obligatoires pour TOUS les Etats-membres, permettant d’éviter toute distorsion de concurrence. C’est donc une PAC plus verte mais surtout plus juste. C’était une demande forte de la France".

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Communiqué de presse du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, salue l’accord trouvé au Conseil des ministres de l’agriculture des 19 et 20 octobre sur la future PAC

Paris, le 21 octobre 2020

Le Conseil des Ministres de l’agriculture de l’Union européenne est parvenu à un accord sur la nouvelle Politique agricole commune pour la période 2023-2027.

A l’issue de deux jours de négociations, les ministres se sont mis d’accord sur un cadre commun permettant de relever l’ambition environnementale de la PAC au travers d’une part d’une conditionnalité renforcée reprenant les critères actuels de la conditionnalité et du verdissement, et d’autre part d’un écorégime obligatoire pour tous les Etats-Membres, représentant au moins 20 % des paiements directs. La France a veillé à ce que l’accord permette d’éviter les distorsions de concurrence entre Etats-membres et de répondre aux enjeux environnementaux et climatiques sur l’ensemble du territoire de l’Union Européenne.

Le compromis obtenu par la présidence allemande prévoit par ailleurs une consolidation des aides couplées à hauteur de 15 % de l’enveloppe des paiements directs ainsi que la possibilité de créer des programmes sectoriels permettant de structurer l’action des organisations de producteurs et coopératives pour la plupart des filières agricoles. Soutenant une initiative française, la très grande majorité des Etats-membres a souhaité que les soutiens couplés puissent venir favoriser le développement des plantes riches en protéines de manière à renforcer l’autonomie protéique de l’Union Européenne.

Le Ministre s’est également félicité d’avoir obtenu du Conseil la prolongation du dispositif des autorisations de plantation viticoles jusqu’en 2040, pour donner une visibilité aux opérateurs économiques de la filière, ainsi que la reconnaissance de la transparence pour les Groupement Agricoles d’Exploitation en commun (GAEC).

A un moment où la Commission propose un nouveau modèle de mise en œuvre, la France a obtenu un engagement des présidences allemandes et portugaises de porter une attention particulière aux moyens de simplifier la PAC dans le cadre des trilogues, et notamment à la reconnaissance d’un droit à l’erreur pour les bénéficiaires.

Le compromis trouvé au Conseil servira de mandat pour les négociations en trilogues avec le Parlement Européen qui devrait également finaliser cette semaine sa position sur les différents règlements de la future PAC.

Pour Julien Denormandie : « Après de nombreuses heures de négociations, nous avons obtenu un accord qui correspond aux attentes fortes de la France : des mesures environnementales obligatoires pour TOUS les Etats-membres, permettant d’éviter toute distorsion de concurrence. C’est donc une PAC plus verte mais surtout plus juste. C’était une demande forte de la France. »

Communiqué de presse du Conseil de l’UE : Council agrees its position on the next EU common agricultural policy (21 octobre 2020)

Today, the Council agreed its negotiating position (general approach) on the post-2020 common agricultural policy (CAP) reform package. This agreed position puts forward some strong commitments from member states for higher environmental ambition with instruments like mandatory eco-schemes (a novelty compared to the current policy) and enhanced conditionality. At the same time, the agreed position allows member states to have the necessary flexibility in how they would reach environmental goals. For instance, there would be a two-year pilot phase for eco-schemes and member states would enjoy flexibility on how to allocate funds under different green practices.

A general approach means that the Council has now the political mandate to kick-off negotiations with the European Parliament, once the co-legislator also agrees on its internal position, with a view to reaching an overall agreement.

The reform of the CAP foresees that while more flexibility will be given to member states in shaping rules and funding allocations through the development of national strategic plans, they will be obliged to demonstrate a higher environmental ambition compared to the current period. The so-called "new delivery model" would favour performance over compliance : it would enables countries to choose the best tools and actions at their disposal (and also taking into account national specificities) to reach the agreed EU-wide objectives and standards.

Some concrete examples of member states will fulfil higher environmental standards, which were debated and agreed during the two-day Council, include :

  • Farmers would receive financial support under the condition that they adopt practices beneficial for the climate and the environment, to make the CAP even greener than before.
  • Farmers going beyond the basic environment and climate requirements would get additional financial support through the introduction of "eco-schemes". These new instruments for environment and climate protection would be linked to a dedicated budget, constituting part of the direct payments budget. It would be ring-fenced at 20%, which means that they would be unlocked through the use of eco-schemes. An initial pilot phase of two years would ensure that member states avoid losing much-needed funds while getting acquainted with the new instruments. Indicative examples of eco-schemes include practices like precision farming, agroforestry, and organic farming, but member states would be free to design their own instruments on the basis of their needs.
  • All farmers would be bound to higher environmental standards ; even the smaller ones. To help them in this greening transition, small farmers would be subject to more simplified controls, reducing administrative burden while assuring their contribution to environmental and climate goals.

The Council’s position is a result of negotiations and work conducted over the last two and a half years and under five presidencies.

The European Commission presented the post-2020 CAP reform package in 2018 ; the package consists of three proposals :

  • a regulation on CAP strategic plans
  • a regulation on financing, managing and monitoring of the CAP
  • a regulation on a common market organisation of agricultural products

The Commission also published an impact assessment and a Staff Working Document analysing the links between the CAP Reform and the Green Deal :

  • Impact assessment
  • Staff Working Document

Dernière modification : 21/10/2020

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