J.O 2024 : "Ces Jeux seront ceux de l’Europe, avec une volonté de transparence et d’inclusion"

Mme Laura Flessel, ministre des Sports, a participé au conseil Education, Jeunesse, Culture et Sport le 21 novembre.

Déclaration de Mme Laura Flessel à l’issue du conseil Education, Jeunesse, Culture et Sport (Bruxelles, 21 novembre 2017)


C’est votre première participation depuis les Jeux Olympiques de 2024. Comment avez-vous été accueillie ? Avez-vous pu déjà dégager un certain nombre de points de vue de réflexion avec vos collègues européens ?

Mme Laura Flessel : "Effectivement, c’était, je dirais, un retour. La première fois, c’était pour une réunion autour de cette volonté de recevoir des Jeux européens. Aujourd’hui, nous avons les Jeux au niveau européen et aujourd’hui, c’était un retour. Retour avec les homologues pour parler de la pratique du sport au 21ème siècle. On a eu la chance d’avoir Thomas Bach, qui nous a écouté, nous a présenté sa vision pour le 21ème siècle et cela a été un premier contact.

Que sont ces JO du futur, du 21ème siècle ? Ils doivent être réellement révolutionnaires ?

Mme Laura Flessel : Innovants. Des Jeux européens. C’était aussi un moment où on était heureux de se retrouver parce que ce sont des Jeux qui seront ceux de l’Europe, avec une volonté de transparence, d’inclusion. On veut réellement utiliser ce vecteur pour toucher toute la population, pour lutter contre toutes les formes de discrimination. On a beaucoup parlé de la lutte contre le dopage, des paris en ligne. L’éthique est revenue, cela nous convient puisque c’est aussi un axe majeur de ma lettre de mission. Donc c’est un retour et effectivement, il y a eu beaucoup d’échanges.

L’idéal pour vous, ça se concrétiserait par quoi justement cet échange avec vos collègues européens ? Evidemment on ne peut pas s’échanger les athlètes.

Mme Laura Flessel : Il n’y a pas une volonté d’échanger les athlètes mais de capitaliser leurs compétences. Il faut renforcer leurs compétences, développer le sport à juste titre partout pour les jeunes et les moins jeunes, travailler sur la valorisation des formations, le « fair play » aussi. Donc aujourd’hui, on a réfléchi. Pour la deuxième étape, nous avons lancé une invitation à nos partenaires pour le printemps et là nous allons aussi en profiter pour travailler sur d’autres thèmes, d’autres préconisations, comme la mobilité à gérer dans le sport, la formation, le service civique. Autant de chantiers qui nous intéressent pour vraiment avoir des jeux à la hauteur du 21e siècle.

Vous évoquiez le dossier de la transparence, l’échéance approche. En décembre, nous devrions connaitre le directeur général du comité d’organisation. Est-ce que les petites frictions entre la ville de Paris et Tony Estanguet à propos de Monsieur Thobois se sont apaisées et connaît-on déjà le nom de Monsieur Thobois comme vous avez dit qu’il était très bien à ce poste ?

Mme Laura Flessel : Comme vous l’avez dit, je suis ministre des sports et je ne suis pas Tony Estanguet. Il y a un dispositif qui a été mis en place. En revanche, je vous dirais que ce sont des jeux organisés et gérés par des sportifs donc nous laisserons M. Estanguet décider de son directeur général.

Vous êtes intervenue quand même pour essayer de faire discuter les uns et les autres ? A priori ce serait Mr. Thobois quand même.

Mme Laura Flessel : Vous direz que j’ai une dure tache de développer le sport dans cet écosystème français. Ma tâche a été de structurer et de nommer un directeur général, d’avoir un préfigurateur pour la Solideo, de travailler sur la loi olympique et paralympique que j’ai présentée au Conseil des ministres et de continuer à travailler en ce sens pour valoriser et avoir de très bons Jeux. C’est déjà une lourde responsabilité donc je vais rester dans mon périmètre.

Mr. Thobois serait un bon candidat ?

Mme Laura Flessel : C’est un bon binôme qui nous a permis d’avoir les Jeux et je trouverais logique de continuer à donner à ces deux personnes cette chance de pouvoir organiser les Jeux.

La loi olympique et paralympique est en cours d‘installation, ça a été évoqué aujourd’hui également durant ce Conseil européen ? Ce n’était pas une obligation que vous aviez ?

Mme Laura Flessel : Nous avons parlé de transparence et d’intégrité et lors du déjeuner avec Thomas Bach, j’ai pu présenter le projet olympique et paralympique où j’ai rajouté un quatrième thème autour de l’intégrité et de la transparence et beaucoup ont apprécié. Aujourd’hui nous sommes tous en train de travailler pour affirmer cette cohérence, pour que nos citoyens puissent nous accompagner pendant ces sept ans.

Sur l’hymne européen, le drapeau européen, pouvez-vous me préciser cette idée de le faire jouer et de le diffuser un peu plus aux Jeux Olympiques ? C’est votre volonté ?

Mme Laura Flessel : L’objectif aujourd’hui est de travailler en concertation avec nos partenaires européens. Effectivement, on a cette puissance, on doit avoir une solidarité européenne, donc nous travaillons en ce sens. Et je vous inviterai à nous suivre pour les prochains travaux au printemps 2018"./.

Communiqué de presse du ministère des Sports : Contribuer au renouveau démocratique de l’Europe avec le sport

Lors du Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne de ce jour, Laura FLESSEL, ministre des Sports, a mis en avant auprès de ses homologues que l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques à la France pour 2024 était une victoire pour toute l’Europe.

Une opportunité, surtout, pour construire un agenda européen commun en matière sportive à l’occasion des Jeux, mais aussi pour rapprocher les citoyens de l’Union européenne et de ses valeurs.

C’est la raison pour laquelle, en cohérence avec le plan de travail de l’Union européenne pour le sport, la ministre a souligné la volonté de la France de travailler à la consolidation d’une vision européenne du sport et de l’ancrage d’une politique sportive partagée qui pourront faire partie de l’héritage des Jeux.
L’échéance des Jeux doit permettre une meilleure collaboration à l’échelle européenne sur l’éthique, l’intégrité, la bonne gouvernance sportive, la lutte contre le dopage ou encore un meilleur partage des dividendes entre les territoires hôtes et les propriétaires d’événements. A Paris, en 2024, la France organisera les Jeux, mais c’est toute l’Europe qui pourra y contribuer. D’ici là, les Etats membres volontaires ont l’opportunité de réfléchir à la valorisation de l’identité européenne par le sport, la mobilité européenne des sportifs de haut niveau, un meilleur partage des ressources générées par certains grands événements, ou encore l’accueil des sportifs européens durant l’olympiade 2020-2024.

Le sport peut prendre toute sa place pour contribuer au renouveau européen. C’est pourquoi la ministre a invité l’ensemble de ses homologues à se réunir à Paris au printemps 2018 pour identifier les pistes concrètes d’actions communes pour une Europe du sport renforcée./.

Dernière modification : 23/11/2017

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