G7 : Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement

Le Président de la République a accueilli du 24 au 26 août 2019 à Biarritz ses homologues du « groupe des 7 » et de plusieurs autres pays pour le temps fort de la présidence française du G7.

Allocution du président de la République à quelques heures du sommet du G7 de Biarritz

Les citoyens peuvent parfois avoir le sentiment que le G7 est trop éloigné de leurs préoccupations, que ce sommet ne les concerne pas. C’est en réalité loin d’être cas. Les sujets débattus entre chefs d’État ont un impact direct sur la vie de chacune et chacun d’entre nous :

  • Les conflits internationaux comme la Syrie, la Libye, l’Ukraine ou l’Iran affectent la sécurité de nos pays et déclenchent des bouleversements majeurs tels que le terrorisme ou les crises migratoires. La stabilité de nos sociétés dépend de la stabilité de ces régions.
  • Les crises environnementales auxquelles nous devons de plus en plus faire face mettent en péril notre avenir et celui de notre planète. Quand l’Amazonie brûle, c’est le poumon de la Terre qui s’éteint progressivement.
  • Enfin, parce que les grandes problématiques auxquelles nous sommes confrontés vous concernent au plus haut point, il aurait été absurde de ne pas vous associer à la réflexion autour des réponses à apporter. Grâce au travail des ONG, associations et entreprises durant toute la préparation de ce sommet, des réponses très concrètes seront apportées sur des sujets aussi quotidien que l’impact environnemental des vêtements que nous portons ou des climatiseurs que nous utilisons.

Source : Présidence de la République

Seul le prononcé fait foi

Le Président de la République : "Mes chers compatriotes, je voulais m’adresser directement à vous, en ce samedi midi, quelques heures avant que ne commence ici même, à Biarritz, le G7.

Dans quelques heures, en effet, j’accueillerai à cet endroit même, devant la ville de Biarritz, les chefs d’État et de gouvernement des États-Unis d’Amérique, du Canada, du Japon, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et les institutions européennes. Ces sept grands pays industrialisés, ces sept puissances économiques et militaires que nous formons, partagent les mêmes valeurs démocratiques, et c’est ce qui fait que depuis 44 ans, une fois par an, nous nous réunissons pour échanger sur les grands sujets du monde et essayer de nous coordonner. Cette réunion, elle est utile, elle est importante, sans quoi chacun mènerait son chemin, parfois nous serions amenés à nous diviser, et je crois que ce qui est attendu de nous, c’est plutôt de savoir nous coordonner, agir utilement ensemble.

Alors quels sont, à mes yeux, les enjeux de ce G7 et au fond, qu’est-ce que je défendrai en votre nom, durant ces deux jours ?

D’abord, je crois que ce que, légitimement, vous attendez de nous, tous, c’est de pouvoir assurer la stabilité et la sécurité, protéger la paix dans le monde et donc, nous allons discuter des grands conflits ou des grandes situations les plus tendues : l’Iran, la Syrie, la Libye, l’Ukraine et plusieurs autres sujets de crises à l’international. Sur ces points, nous avons parfois des désaccords, et ces sujets peuvent parfois vous paraître très loin mais ils vous touchent au quotidien. Lorsque la France a été frappée par les attentats en 2015, ils avaient été préparés en Syrie par des djihadistes. Si demain l’Iran se dote de l’arme nucléaire, nous serons directement concernés. Si le Moyen-Orient s’embrase, nous serons touchés. Si nous n’arrivons pas à régler la situation en Libye, nous continuerons de subir collectivement ce scandale d’émigration à travers la Méditerranée et le déséquilibre de toute une partie de l’Afrique. Sur ces sujets, je veux que nous puissions obtenir des accords utiles, défendre la paix, éviter les escalades et nous mettre d’accord.

Le deuxième grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l’économie mondiale. Et là-dessus aussi, cela vous concerne directement. Nous devons œuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d’emplois, et donc de mieux-être dans nos sociétés. J’ai deux objectifs en votre nom, durant ces quelques jours : d’abord, convaincre tous nos partenaires que les tensions, en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde. Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, c’est-à-dire à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s’installer partout. Ensuite, je crois que nous devons aussi trouver les nouveaux moyens de faire de la vraie relance, c’est-à-dire de relancer cette croissance. Regardez, nos taux d’intérêt, ils sont faibles partout dans le monde. Regardez, pourtant, cette croissance qui est de plus en plus faible, en particulier en Europe. Nous devons donc être innovants et savoir trouver des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance, réinvestir et investir dans l’avenir, dans l’éducation, dans la création d’emplois.

Et puis le troisième sujet, c’est comment rendre ce monde en quelque sorte plus habitable, meilleur, comment lutter contre les inégalités. C’est ce sujet que j’ai mis au cœur de ce G7. Et je veux qu’il soit utile par des actions concrètes. Alors, les chefs d’État et de gouvernement vont s’engager. Mais j’ai voulu aussi associer d’autres pays comme l’Inde, l’Australie, l’Afrique du Sud, le Chili, qui sont des grandes puissances démocratiques qui ne sont pas dans le G7, mais engagées sur ces sujets avec nous, et nous avons associé la société civile, les entreprises, les associations, les intellectuels, les ONG pour avoir des vraies actions.

Alors, nous aurons des avancées très concrètes, on les a préparées, d’ailleurs, hier à Paris, en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en prenant des lois nouvelles, en s’engageant chacun à le faire, en investissant pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique. Nous aurons des initiatives fortes et nouvelles pour l’Afrique parce que j’ai aussi voulu mettre l’Afrique au cœur de ce G7. L’Afrique, c’est notre voisin le plus proche, c’est notre quotidien d’aujourd’hui et de demain. Et donc, nous allons aussi investir fortement sur ce sujet avec nos partenaires africains.

Nous aurons des initiatives en matière de numérique, pour protéger l’information et les démocraties, avec cette ère nouvelle du numérique, vous en faites l’expérience chaque jour.

Nous aurons des initiatives également pour rendre notre économie plus juste. On a réussi à engager des dizaines de grandes entreprises et d’investisseurs pour que le but de l’entreprise ce ne soit pas simplement de faire du profit pour les actionnaires mais qu’elles s’engagent elles-mêmes dans leur quotidien à œuvrer pour plus d’égalité, pour préserver l’égalité entre les femmes et les hommes ou la reconstruire lorsqu’elle n’est pas là mais aussi mieux partager la valeur ajoutée.

Et au cœur, au cœur de ce G7 pour lutter contre les inégalités, il y aura le sujet du climat, de la biodiversité. Là aussi vous savez nos désaccords entre certains pays en particulier avec les Etats-Unis d’Amérique. Mais j’ai voulu que ce G7 soit utile et donc nous devons répondre à l’appel de l’océan qui est derrière moi ici à Biarritz et à l’appel de la forêt qui brûle aujourd’hui en Amazonie de manière là aussi très concrète. Donc nous allons agir pour l’océan de manière très solennel : pour la première fois nous allons nous engager : avec les transporteurs maritimes pour réduire la vitesse, ce qui est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions, c’est la première fois qu’on le fait et c’est un vrai changement ; avec les producteurs de textile — les plus grands du monde entier, presque la moitié de l’industrie — Ils vont avec nous s’engager pour là aussi pour réduire les émissions et les déchets : 30 % des déchets que vous avez dans l’océan viennent de l’industrie textile, 8 % des émissions de CO2 que vous avez dans le monde viennent de l’industrie textile. C’est plus que l’ensemble des vols internationaux et des transports maritimes. Pour la première fois ils vont s’engager à agir avec des dates, avec des objectifs. Nous allons œuvrer aussi pour la biodiversité. Et puis l’appel de la forêt c’est l’Amazonie, l’Amazonie qui est notre bien commun. Nous sommes tous concernés. La France l’est sans doute encore plus que d’autres autour de cette table puisque nous sommes amazoniens : la Guyane est en Amazonie. Et donc sur l’Amazonie nous allons lancer, pas simplement un appel, mais une mobilisation de toutes les puissances qui sont là mais en partenariat avec les pays de l’Amazonie pour investir. D’abord pour lutter contre ces feux qui sont en cours et aider le Brésil et tous les autres pays qui sont touchés ; ensuite pour investir dans la reforestation partout ; et pour permettre aux peuples autochtones, aux ONG, aux habitants de développer les bonnes activités en préservant cette forêt dont nous avons besoin parce qu’elle est un trésor de biodiversité et parce qu’elle est un trésor pour notre climat grâce à l’oxygène qu’elle émet et grâce au carbone qu’elle capture.

Voilà quelques-uns des grands sujets et des enjeux. Nous ne réussirons sans doute pas sur tout et ne m’en voulez pas si parfois nous n’y arriverons pas. La France doit faire le maximum mais nous ne pouvons pas tout, tout seul. Mais je veux que ce G7 soit utile et autour de ces trois grands sujets — la sécurité, l’économie et la lutte contre les inégalités je crois que nous pouvons en faire un rendez-vous essentiel. Notre monde est à un moment de bascule et je crois que notre vocation à nous Français c’est d’être dans la proposition, l’inspiration, d’essayer de réduire les désaccords, de ne pas céder aux faiblesses du temps présent, d’avoir cet esprit de résistance qui fait se dire “Il n’y a pas de fatalité.” On doit se battre et conduire les autres à se battre avec nous contre ces injustices ou ces absurdités. Alors je vous promets, en votre nom, de faire le maximum pour mettre mes collègues d’accord sur ces sujets, pour qu’on arrive à faire bouger les choses ensemble.

Je sais que d’autres aussi sont complètement en désaccord avec nous et font parfois des sommets alternatifs. J’écouterai aussi ce qu’ils disent comme j’ai écouté ce matin les propositions ici des villes, des départements et de la région. Mais je veux vraiment les appeler aussi au calme, à la concorde. Nous avons des désaccords, parfois il y a des caricatures, mais je pense que les grands défis qui sont les nôtres, le climat, la biodiversité, la transformation technologique, les inquiétudes dans notre société, la lutte contre les inégalités, cette insécurité qui est partout dans le monde, nous ne les résoudrons qu’en agissant ensemble, qu’en étant davantage réconciliés. Donc je les appelle vraiment au calme et en leur promettant que j’essaierai d’apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table.

Voilà chers compatriotes ce que je voulais vous dire ce midi, je viendrai vous rendre compte de manière régulière de ce que nous arrivons à faire ou parfois de ce que nous n’arrivons pas à faire durant ces deux jours. Je voudrais aussi vous dire que j’en ferai un bilan devant vous lundi en fin de journée.

Enfin je veux avoir un mot pour remercier la ville de Biarritz, ses habitants et l’ensemble de nos compatriotes qui étaient parfois ici en vacances. Je sais les contraintes qu’on a imposé à la ville. Elles sont normales parce que la sécurité doit être là pour bien accueillir l’ensemble de ces dirigeants et le monde entier et je veux vraiment les en remercier. Mais je veux aussi vous dire que ce que nous sommes en train de faire est très important et aura des retombées positives pour notre pays, pour le Pays basque, pour la ville de Biarritz parce que nous allons montrer au monde entier la beauté de ce paysage, notre qualité d’accueil, nos traditions, nos savoir-faire et combien la France est belle, et combien nous pouvons en être fier. En tout cas en votre nom je suis très fier d’accueillir ce G7 en France à Biarritz, au Pays basque, dans cette région Nouvelle-Aquitaine. Je serai aussi fier de faire en votre nom le maximum et je serai fier de venir vous rendre compte de manière régulière. C’est à nous de faire et nous le ferons ensemble. Je vous remercie. Vive la République et vive la France !"./.

Conférence de presse de M. Donald Tusk, Président du Conseil européen, (24 août 2019)

G7 Biarritz : Point sur les avancées après une matinée de travail, (25 août 2019)

G7 Biarritz : Conférence de presse conjointe consacrée au Sahel, (25 août 2019)

G7 Biarritz : Conférence de presse conjointe consacrée au programme AFAWA, (25 août 2019)

Conférence de presse conjointe du Président de la République et du Président chilien M. Sebastian Pinera consacrée au climat, à la biodiversité et aux océans (26 aout 2019)

Seul le prononcé fait foi

Le Président de la République : "Mesdames et Messieurs, Monsieur le président PIÑERA, merci beaucoup d’être là. Nous souhaitions avec le président du Chili vous présenter les fruits d’une initiative menée ensemble ces derniers jours d’une part en tant que président et puissance hôte de la prochaine COP en fin d’année, le Chili s’est fortement engagé sur les sujets climatiques, justement il est de la région invitée à ce G7 et la France en tant que présidente du G7 cette année. En effet, face aux incendies qui ravagent l’Amazonie nous nous devions de réagir, nous l’avons fait dès les premières heures pour une raison très évidente : l’Amazonie est le poumon de la planète et les conséquences de ce qui est en train de se passer sont absolument dramatiques. Donc le G7 s’est tout de suite mobilisé avec une discussion approfondie dès samedi soir. Les incendies aujourd’hui frappent plusieurs pays, il y a au total 9 pays dont la France en Amazonie, plusieurs pays sont frappés ; les incendies couvrent aujourd’hui une superficie d’1,2 million de km2 soit deux fois la superficie de la France métropolitaine ce qui est un drame évidemment pour les pays concernés mais pour l’humanité toute entière. Je veux juste rappeler ici les chiffres : l’Amazonie emmagasine 14% du CO2 mondial et donc la perte du premier poumon de la planète est un problème mondial. Aucun pays ne peut dire que ça le concerne seul même si chaque pays doit être respecté dans sa souveraineté. Il est impossible de compenser le rôle de l’Amazonie en la matière et n’oublions pas qu’en matière de destruction de forêts celle-ci rejette dans l’atmosphère le carbone préalablement emmagasiné, ce qui veut dire que ce qui est en train de se passer a en plus des conséquences négatives en termes d’émissions de CO2, ce qui est un peu la double peine que nous sommes en train de subir. Comme je le disais la France est particulièrement touchée par ce drame, d’abord parce que nous sommes un pays amazonien et j’ai eu plusieurs échanges avec le président Rodolphe ALEXANDRE en la matière qui est pleinement impliqué et engagé dans notre initiative ; ensuite parce que nous sommes en première ligne sur la question du changement climatique. Aussi avec le président chilien, comme je le disais, qui est invité au G7 mais aussi le président de la prochaine conférence climat nous avons décidé de mobiliser le G7 pour répondre à la crise. Le président va présenter en détail le plan qui ressort de notre travail mais immédiatement nous offrirons aux pays amazoniens qui nous font connaître leurs besoins, un soutien financier au moins à hauteur de 20 millions de dollars et aussi avec des soutiens concrets. La France le fera d’ailleurs avec des soutiens militaires dès les prochaines heures dans la région. Dans le mois qui vient, nous construirons une initiative pour l’Amazonie qui sera officiellement lancée lors de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies. Cette initiative sera lancée avec tous les pays de la région. Elle traitera des questions centrales pour l’avenir de l’Amazonie, bien sûr de la reforestation des territoires dévastés mais aussi des projets concrets qui devront se faire en accord et pour le bien des populations locales, pour le développement durable et l’agro-écologie. Il nous faudra donc travailler avec tous les Etats de la région, avec les régions et Etats fédérés et différents gouverneurs pour les Etats qui ont une structure fédérale, avec également l’ensemble des acteurs locaux et des populations indigènes. C’est tout ce travail que nous allons nous atteler à finaliser dans les prochaines semaines pour que cette alliance collective, ce travail et cette initiative pour l’Amazonie puissent être pour les prochaines années pleinement finaliser. Un mot aussi pour dire que nous suivons avec beaucoup d’attention ce qui est en train de se passer en Afrique et nous avons un échange sur ce point avec le président de l’Union africaine et plusieurs pays. La forêt brûle aussi en Afrique, au Congo, et nous sommes en train d’examiner la possibilité de lancer une initiative similaire pour le continent africain"./.

Déclaration du Président de la République et du Président des Etats-Unis d’Amérique, M. Donald Trump (26 août 2019)

Seul le prononcé fait foi

Le Président de la République : "Monsieur le Président, Madame la Première dame, Mesdames Messieurs,

Je voulais à l’issue de ce G7 que nous venons de tenir pendant près de 2 jours, évidemment vous rendre compte, mais avant toute chose remercier le président TRUMP, l’ensemble des chefs d’Etat et de Gouvernement présents, pour ce travail extrêmement productif, pour les très bonnes discussions, les très bons échanges que nous avons eus depuis samedi soir ensemble.

En effet, il y avait beaucoup de nervosité au début de ce G7, beaucoup d’attentes, parfois beaucoup de tensions, de conflictualité qui pouvaient être rapportés et je peux ici vraiment dire que ce à quoi nous avons tenu ensemble tout particulièrement, c’est qu’un message d’unité, un esprit positif des discussions, puisse ressortir et c’est qui est vraiment ressorti de nos échanges sur de nombreux sujets. Nous n’avons pas négocié, comme je m’y étais engagé, un très long texte et vous sera remise dans quelques instants une seule page de déclaration. Il y a ensuite beaucoup d’annexes, de textes qui ont été agréés mais une seule page qui revient sur quelques sujets évidemment essentiels au-delà des discussions et des sessions de travail que nous avons pu avoir.

Nous avons tenu à faire cette conférence de presse ensemble et je laisserai ensuite le président TRUMP, la première dame et l’ensemble de son staff ici dans cette salle pour qu’ils puissent poursuivre par sa propre conférence de presse et répondre à la presse américaine et internationale sur tous les autres sujets, et je rendrai compte de manière plus détaillée un peu plus tard de l’ensemble des points sur lesquels nous avons réussi à trouver un accord et les avancées sur de nombreux sujets : de la biodiversité en passant par le numérique. Mais nous tenions à avoir cette conférence de presse ensemble parce que l’année prochaine ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui auront à accueillir le G7 et ce passage de témoin de présidence à présidence est un point auquel nous tenions et puis, je dois vous dire, parce que nous avons durant ces deux jours et demi fait beaucoup de choses ensemble. On a sans doute plusieurs points communs mais l’un tout particulièrement avec le président TRUMP : nous n’aimons pas perdre notre temps et nous aimons avoir des résultats, des accords et mettre tout le monde dans une dynamique positive. Et donc dès l’arrivée du président TRUMP à travers le déjeuner en tête-à-tête que nous avons eu - qui je dois dire a été sans doute une des discussions les plus productives et les plus riches que nous ayons eue ensemble - nous nous sommes mis dans une dynamique qui a permis véritablement de faire avancer nombre de dossiers. Je veux vraiment vous remercier Monsieur le président pour cet esprit et l’efficacité.

Juste quelques mots sur des points qui étaient très attendus en particulier pour deux pays. Sur l’Iran, le président TRUMP et moi-même avons eu des échanges toutes ces dernières semaines mais particulièrement ces deux derniers jours. Nous sommes d’accord pour dire que l’Iran doit respecter ses obligations nucléaires, doit avoir un comportement responsable dans le Golfe et travailler avec nous. Et au fond on a deux choses très claires auxquelles nous tenons : l’Iran ne doit jamais avoir l’arme nucléaire et cette situation ne doit pas menacer la stabilité de la région. La France a pris plusieurs initiatives, et j’en ai toujours tenu informé le président TRUMP, pour essayer de trouver des moyens techniques de bouger parce que les décisions américaines des derniers mois ont mis beaucoup de pression et doivent nous mettre en situation d’améliorer justement la sécurité régionale de la région. Par cette coordination nous avons pris une initiative hier qui a été de faire revenir le ministre des affaires étrangères iranien. Il y a eu de nombreux échanges avec les ministres français qui ont permis justement de dessiner un chemin. Rien n’est fait. Les choses sont encore éminemment fragiles mais il y a des discussions qui se sont ainsi amorcées sur le plan technique avec véritablement des avancées. Ce matin le président ROHANI a clairement dit qu’il était prêt à rencontrer tout responsable politique si c’est dans l’intérêt de son pays. Ce que j’ai dit au ministre ZARIF et ce que j’ai dit, par téléphone, au président ROHANI, c’est que s’il acceptait une rencontre avec le président TRUMP, ma conviction est qu’un accord peut être trouvé. On en connaît les termes, les objectifs mais il faut maintenant se mettre autour de la table et y arriver. Donc je souhaite que dans les prochaines semaines, sur la base de ces échanges, nous puissions réussir à avoir un entretien au sommet entre le président ROHANI et le président TRUMP. Bien entendu moi-même et nos partenaires qui ont un rôle à jouer dans la négociation nucléaire, pourrons être là et serons pleinement associés mais je pense que ce rendez-vous est très important et que ces derniers jours de clarification à la fois, les messages forts qui ont été apportés, le mouvement qui a été fait, le travail qui a été fait aussi entre nos ministres, et je veux remercier ici le ministre MNUCHIN, le ministre LE MAIRE, le ministre LE DRIAN qui sont là et qui ont permis de beaucoup avancer sur ces sujets. Nous avons créé les conditions de cette rencontre et donc d’un accord. Je suis toujours très prudent, il faut être très humble mais je pense que c’est en tout cas quelque chose qui stoppe toute escalade et qui permet d’arriver aux objectifs que nous poursuivons. Et je veux vraiment vous remercier Président d’avoir durant la discussion que nous avons eue, à la fois samedi midi et samedi soir, montré cette volonté de trouver un accord, ce qui est votre tempérament, et de le trouver aussi dans des termes qui sont bons pour la sécurité de la région parce que l’objectif final, l’exigence que vous avez c’est qu’il n’y ait pas justement l’obtention de l’arme nucléaire et d’avoir plus de visibilité dans le temps.

Sur le commerce, nous partageons beaucoup de constats, d’analyses, on a une très bonne discussion, j’y reviendrai plus tard dans le détail mais là-dessus je crois pouvoir dire que l’échange a clarifié ce qui légitimement fait que les Etats-Unis considèrent aujourd’hui que la situation n’est pas juste. Nous avons des règles internationales sur le commerce et je crois que nous sommes tous d’accord, et d’ailleurs nous l’avons dit dans cette page que nous sortons ensemble, qu’il est bon d’avoir des règles et une organisation tous ensemble du commerce. Mais cette organisation collective elle n’a pas été assez efficace pour lever les barrières réglementaires, elle n’a pas été assez efficace pour régler des problèmes quand il y en avait, elle n’a pas été assez efficace pour protéger la propriété intellectuelle de nos industriels. Il y a des discussions en cours, en particulier une discussion entre le président TRUMP et le président XI avec, on l’a vu encore ces dernières heures, des évolutions et un accord qui sera je l’espère trouvé. Mais nous avons aussi ici collectivement réaffirmé notre volonté de changer ces règles du commerce pour arriver à nos fins et dire “On doit les moderniser profondément, les réformer” pour que toutes ces situations injustes dont nos pays ont parfois été victimes qui fait que nos travailleurs ne sont pas respectés, que la propriété intellectuelle n’est pas protégée, doivent être stoppées. Et là le processus de réforme nous le connaissons et nous allons nous y atteler ensemble. Et ensuite il y a eu, il faut bien le dire, beaucoup de nervosité parfois liée à des malentendus ou à ce que certains acteurs économiques très puissants pouvaient dire sur cette fameuse taxe numérique française. On s’en est expliqué, parfois on en a plaisanté, mais je crois qu’on a trouvé un très bon accord et là encore le travail de nos ministres a permis de faire beaucoup avancer les choses. Au fond nous avons dans nos économies des situations qui sont très injustes. C’est que certains acteurs ne payent pas d’impôts et créent une concurrence déloyale avec d’autres acteurs. Ce sont d’ailleurs - ces gros acteurs internationaux qui ne payent pas d’impôts - ceux qui créent les changements les plus brutaux, créent parfois les plus grands déséquilibres mondiaux. Est-ce juste ? Non. Nous avons beaucoup poussé pour changer les règles internationales sur ce sujet, le faire au niveau européen, et c’est vrai qu’une dizaine de pays européens — la France mais aussi l’Italie, la Grande-Bretagne qui s’apprête à le faire — beaucoup de pays sont en train de le prendre sur une base nationale. Ce n’est pas contre telle ou telle compagnie, c’est pour régler ce problème, et d’ailleurs beaucoup de compagnies françaises seront touchées par cette taxe. Ce que la France veut, ce n’est pas du tout mettre en place cette taxe — vous m’avez entendu pour certains il y a plusieurs mois — c’est régler le problème international. Et je crois que là on a fait une vraie avancée parce que nous avons ensemble acté le fait que nous allons travailler pour trouver un accord en 2020 pour moderniser les règles de la fiscalité internationale dans le cadre de l’OCDE. Ce qui nous permettra de prendre en compte ces évolutions nécessaires et de lutter contre la concurrence fiscale dommageable qui détruit des emplois, y compris aux Etats-Unis. Sur cette taxe numérique nous avons aussi beaucoup travaillé en bilatéral franco-américain et nous avons un accord pour sortir des difficultés qu’il y a eu entre nous. Et donc on va travailler ensemble sur cette base bilatérale et sur cette base internationale pour trouver une solution, et je l’ai dit très clairement : le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe, puisque c’était d’ailleurs ce qu’on voulait faire ; et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit de cette taxe internationale. C’est ce qui a été vu entre les ministres, je les laisserai évidemment s’ils veulent préciser les choses, mais ce qui est important de dire ici, c’est qu’on a trouvé un accord qui est bon de part et d’autre, que ce faisant on permet de régler des situations internationales qui étaient extrêmement négatives et qu’on modernise le système fiscal international. Ensemble, on travaille à des objectifs communs avec un esprit de coopération et je pense que c’est extrêmement important.

Voilà, sur la Libye, sur la Syrie, sur la Corée du Nord, Hong Kong, vous le verrez dans le texte on a beaucoup avancé et travaillé ensemble dans cet esprit d’unité que j’évoquais. Et enfin sur beaucoup d’initiatives concrètes aussi, je veux en citer une dont nous avons parlé le premier soir qui est l’Amazonie. Le président TRUMP a eu le président BOLSONARO au téléphone avant de venir. Il a d’ailleurs lui-même engagé très rapidement les Etats-Unis d’Amérique en soutien auprès des populations et nous avons acté d’un plan d’initiative extrêmement ambitieux que le président PINERA a présenté ce matin après avoir fait cette concertation avec l’ensemble des chefs d’Etat et de Gouvernement de la région comme nous l’avions souhaité et le président TRUMP l’avait souhaité. Voilà, je ne veux pas rentrer dans plus de détails mais je voulais insister sur ces points pour vous dire que nous avons avec beaucoup d’entrain travaillé ensemble très étroitement avec le président TRUMP durant ces deux jours, que nous avons réussi à dégager durant ce G7, et je veux remercier tous nos collègues, je crois des points de convergence inédits très positifs qui permettent d’avancer utilement. Maintenant on doit continuer à travailler dans les prochaines semaines, les prochains mois avec beaucoup de force. La Corée du Nord, on sait ô combien le président TRUMP est engagé dans ce combat et continuera de le faire, il nous en a parlé tout à l’heure et on sera derrière lui. J’espère qu’on trouvera un accord sur la Chine qui serait un vrai changement. Et on sera ensemble côte-à-côte sur tous les combats qui sont à mener.

Je voulais vraiment vous remercier, Président, de votre présence et de cette action durant ces deux jours, remercier la première dame également à vos côtés qui a été active aux côtés de mon épouse et de toutes les premières dames présentes mais qui nous fait toujours l’honneur de sa présence en France et elle sait ô combien elle est populaire dans notre pays. Et Président vous aurez l’année prochaine aussi la présidence de ce G7 et je vous laisse également annoncer à nos amis où et comment vous comptez l’organiser. J’y serai avec la même volonté de construire, de bâtir, de créer l’unité et la convergence mais merci infiniment Président"./.

Conférence de presse du Président de la République à l’issue du G7 (26 août 2019)

Seul le prononcé fait foi

Le Président de la République : "Bonjour.

Je souhaitais, après la conférence de presse commune que nous avons donnée avec le Président TRUMP, au cours de laquelle nous avons pu exprimer quelques points importants, revenir plus en détails sur le G7, qui vient de se tenir. Je voulais d’abord, évidemment, remercier l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont contribué à ces travaux depuis samedi soir. Au premier titre, tous les chefs d’Etat et de gouvernement membres du G7, mais aussi les chefs d’Etat que j’avais souhaité inviter, les quatre démocraties, si je puis dire, de bonne volonté, que nous avons associées à la séquence « biodiversité », pour partie Afrique et numérique ; et les puissances africaines qui étaient présentes autour de la table, ainsi que les organisations internationales et régionales qui ont participé à ce G7. Je veux avant tout insister, comme nous l’avons fait avec le Président TRUMP, sur la grande unité et l’esprit positif qui est sorti de ce G7. Cela ne veut pas dire que nous sommes tombés d’accord miraculeusement sur tout, mais cela veut dire qu’il y a beaucoup de lignes de force et d’accords qui se sont dégagés, y compris de situations qui n’étaient pas données. Et je pense que c’est un élément important, et c’est d’ailleurs ce à quoi servent ces évènements et précisément, ces rassemblements de dirigeants. C’est leur utilité.

Ce G7 a été constitué de deux moments, comme nous l’avions voulu : une première phase durant laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 stricto sensu ont pu échanger des vues stratégiques sur, à la fois, la situation de l’économie mondiale et les grandes crises, dans un esprit extrêmement informel et en dégageant des lignes de force extrêmement synthétiques. C’était un retour, si je puis dire, aux sources du G7, qui me semblait particulièrement important dans des moments de fébrilité, de tension, d’incertitude, où parfois, on crée de la tension avec un luxe de détails, parce qu’on ne se dit pas suffisamment les choses.

Je vais vous rendre compte de cette discussion. Elle a permis d’aboutir à une déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement du G7, qui dans quelques instants, va vous être transmise et sera publiée, et qui tient en une page. Et donc, celle-ci, vous pourrez la lire, parce que je suis convaincu que jusqu’alors, peu d’entre vous ont lu des déclarations du G7 ou du G20. Pour en avoir négocié dans une vie antérieure, elles font 12 à 20 pages et elles sont assez techniques. Ce qui veut dire qu’on a eu beaucoup de débats, y compris techniques. Il y a eu un très gros travail des sherpas, des équipes, des ministériels. Les rendez-vous entre les ministres ont conduit à des textes beaucoup plus nourris et techniques, et c’est leur rôle, mais cette page-là, je l’ai écrite moi-même, à chaque fois après les séquences de discussion, pour refléter nos échanges. Elle n’était pas écrite avant. Elle a été distribuée aux dirigeants, et elle a été agréée par les dirigeants. Donc, c’est vraiment ce sur quoi nous sommes tombés d’accord, et ce sont les éléments de ce consensus très simples sur lesquels on a voulu exprimer une vision claire et forte d’accords.

Sur ce volet, et donc cette première partie du G7, nous avons eu une discussion sur le commerce international. C’était hier matin, et nous avons, à cette occasion, rappelé que le G7 est attaché à un commerce mondial ouvert et juste, et à la stabilité de l’économie mondiale. On a d’ailleurs demandé à nos ministres des Finances de pouvoir travailler sur les préconisations. Parce que quand on regarde l’environnement mondial, il y a plusieurs sources d’inquiétude qui peuvent apparaître, de l’instabilité, des ralentissements régionaux - en particulier, d’ailleurs, quand on regarde l’Europe - qui doivent nous conduire, d’une part à interroger notre modèle économique actuel - beaucoup, il y a encore quelques mois, écrivaient qu’on ne pouvait pas, dans un univers de taux d’intérêt si bas, avoir des développements économiques -, et d’autre part nous interroger sur les mécanismes de relance de la croissance que nous devons opérer. Et c’est une discussion, tout particulièrement, que les Européens doivent porter. Plus spécifiquement, vous le savez, il y avait des tensions sur les sujets commerciaux de taxation. Nous avons acté ensemble, je nous lis, de dire que le G7 veut changer en profondeur l’Organisation Mondiale du Commerce, afin d’être plus efficace dans la protection de la propriété intellectuelle, de régler plus rapidement les différends, et d’éradiquer les pratiques commerciales déloyales. Cela veut dire qu’il y a une discussion en cours, comme on le rappelait tout à l’heure, entre les Etats-Unis et la Chine, qui est très importante, mais il y a aussi une volonté de tous les membres du G7 d’avoir une organisation internationale plus efficace pour lutter contre ce qui, parfois nous a affaibli, ou ce qui a pu nous diviser. C’est un élément très important, parce que nous actons ainsi que pour nous, c’est l’essentiel de la réponse, et surtout, nous décidons de travailler ensemble pour le résoudre. Finie la naïveté qu’il y a parfois eu à l’égard de certains, mais finie aussi la volonté de régler le problème de manière simplement bilatérale. Il y a vraiment un travail ensemble qui s’installe.

L’autre point, c’est que nous avons très clairement dit ensemble que le G7 s’engage à trouver un accord en 2020 pour simplifier les barrières réglementaires et moderniser la fiscalité internationale, dans le cadre de l’OCDE. Ce point-là, je l’ai détaillé tout à l’heure, dans la conférence de presse avec le Président TRUMP. Cela fait plusieurs années que nous défendons ce sujet. Nous avons aujourd’hui une fiscalité internationale qui, si je puis dire, a des trous - c’est normal, elle a été conçue à d’autres époques - et qui permet de l’optimisation fiscale, devenue inacceptable, par certains acteurs. Il y a quelques années, c’était ce qu’on appelait l’évasion de la base fiscale taxable. Vous avez peut-être entendu parler de ce processus, dit BEPS, de l’OCDE. Il y avait des grands groupes qui s’arrangeaient, qui transféraient les profits entre les pays pour mettre les profits dans les pays les moins taxés, ou qui n’étaient pas taxés, et qui ainsi, échappaient à une taxation des pays où ils avaient leurs activités. Comment a-t-on réglé ce problème et comment est-on en train de finir de le régler ? On a construit un accord à l’organisation, qui est l’OCDE, et nous avons défini cet accord dit BEPS, contre l’érosion des bases fiscales taxables, en bon français, et on a une action concertée. Nous voulons faire la même chose sur les activités qui échappent aujourd’hui à une taxation. Nous avons décidé ensemble de le faire, et c’est beaucoup plus efficace que la taxe française. Nous sommes arrivés à prendre cette taxe. Vous vous souvenez, pour les journalistes français qui sont dans cette salle, parce que nous avons mené le combat à l’OCDE, mené le combat au niveau européen. À un moment donné, de manière assez légitime, nos parlementaires, l’opinion publique, les journalistes nous ont dit : « d’accord, mais si vous perdez, que ferez-vous ? Alors, vous continuez de dire que l’on n’arrive pas à trouver un accord ? » Nous avons répondu "non". Si on n’arrive pas à mettre d’accord les autres, on va au moins le faire chez nous. Il y a une dizaine de pays qui sont en train de le faire. Ça crée une dynamique, qui parfois, implique des conflits, des malentendus, mais qui a montré que, de toute façon, nous étions décidés à avancer. Là, ce que l’on a acté, c’est qu’on va, ensemble, travailler pour cet accord en 2020. Il y a ensuite une discussion bilatérale, aussi, pour régler les sujets potentiels de taxation ou de tarifs qu’il peut y avoir en réaction ; pour dire : "dès que l’on trouve l’accord, on déduit la fiscalité française de cet accord, et puis, nous, on l’abandonnera". Parce que le but, c’est bien de trouver un accord international et d’avoir une taxe internationale.

C’est une avancée très importante, parce que nous n’avions jamais, au sein du G7, au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, acté cela. Les ministres des Finances l’avaient acté à Chantilly ; nous, pas encore. Et c’est un point très important, parce que cela va éviter la division, et donc la destruction de valeurs. Je voulais insister sur ces points en matière économique, ils sont très importants, ce sont des éléments de court terme. Plus largement, j’essaierai de prendre des initiatives en ce sens dans les prochaines semaines. Il nous faut repenser quand même beaucoup nos dogmes économiques et financiers, parce que l’on voit que l’univers économique et financier dans lequel nous avançons est aux limites de la pensée contemporaine, et encore une fois, je crois qu’il nous faut quand même revisiter certains automatismes.

Ensuite, nous avons eu à la fois samedi soir et aujourd’hui, des discussions en format G7 très informelles sur les crises, les situations chaudes géopolitiques.

D’abord, sur l’Iran. Nous avons longuement parlé de ce sujet tout à l’heure, ensemble avec le Président TRUMP. Ce qui m’importe, c’est que l’on a, là aussi, dégagé ensemble nos deux objectifs ; cela a beaucoup de valeur. Nous avons dit que nous partageons pleinement deux objectifs : faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire, et favoriser la paix et la stabilité dans la région. Nous sommes tous d’accord là-dessus. Je ne reviens pas sur les initiatives que nous avons pu prendre. Je veux vraiment remercier le Président TRUMP - parce que dès la première discussion que nous avons eue samedi midi, il a été très clair sur les objectifs qui étaient les siens et sa volonté d’essayer de trouver un accord. Ensuite sur la clarté de l’échange qu’on a eu samedi soir, où il a pu préciser ce qu’il voulait : un accord plus long, plus clair, avec plus de sites vérifiés, plus protecteur. Et il a permis que nous puissions avancer, du coup, sur des initiatives en parallèle, ce qui a été fait par le ministre des Affaires étrangères, et par une discussion aussi, à part, qu’il y a eue entre le ministre des Finances et son homologue américain, sur des sujets techniques, et qui ont permis vraiment de réfléchir à cette situation plus largement.

Je veux aussi remercier la Chancelière MERKEL et le Premier ministre JOHNSON, parce que ce travail a été fait très étroitement avec eux deux, que nous associons constamment, parce que, comme vous le savez, nous sommes les trois pays européens signataires de ce JCPOA, et donc notre coordination est à mes yeux très importante. Nous avons constamment, évidemment, associé l’Allemagne et la Grande-Bretagne à ce travail et à ces initiatives. Je pense que tout n’est pas réglé. Il faut être très prudent, extrêmement humble. Mais il me semble que d’abord, nous avons su, à 7, dire clairement ce que nous recherchons tous ensemble : unité, clarté, apaisement. Ensuite, nous nous sommes parlés et, y compris sur les détails techniques, nous avons amorcé des discussions entre nous, pas avec l’Iran, mais entre nous déjà, sur ce point. Et puis, nous, Français, nous avons pu continuer à discuter avec l’Iran à la lumière de toutes ces avancées. Et enfin, on a pu obtenir un message positif sur les intentions, l’acceptabilité d’une rencontre, du côté américain comme du côté iranien, avec beaucoup de prudence à ce stade, mais avec le fait que, de part et d’autre, si une rencontre est utile dans le bon format, au bon moment, ils y sont prêts. Je crois que c’est très important. Donc, tout cela doit nous conduire quand même, à court terme, à de la désescalade, et je l’espère, à la préparation d’une solution utile. En tout cas, nous allons continuer d’y travailler avec beaucoup d’humilité, mais cela n’aurait pas été possible sans, vraiment, cette clarté du Président américain et ce travail que nous avons fait, en particulier avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Je veux aussi remercier le Premier ministre ABE, qui a mené plusieurs initiatives à l’égard de l’Iran, et nous sommes très vigilants à ce que ces discussions se poursuivent. J’appellerai le Président ROHANI dans les prochaines heures. Les ministres parleront à leurs homologues également en ce sens.

Sur la Russie et la situation en Ukraine, nous avons eu, là aussi, une longue discussion. Nous avons acté, et c’est dans le texte très court que nous sortons, que nous réunirons en septembre une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement en format Normandie. J’avais commencé cette discussion avec le Président POUTINE à Brégançon, il y a une semaine, quasiment heure pour heure, qui souhaitait aussi que l’on puisse avoir une telle réunion, et j’avais eu au téléphone le Président ZELENSKY - avec qui le ministre a pu échangé aussi pendant ce sommet - qui a confirmé cette intention. Parce que nous pensons que les conditions sont réunies pour avoir un sommet utile, au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement. Là aussi, c’est une situation que l’on connaît depuis plusieurs années, sur laquelle il faut rester vigilant et humble, mais il nous semble que, par les discussions des dernières semaines, nous pouvons avoir de vraies avancées concrètes. J’espère qu’elles se feront, d’ailleurs, pour certaines, dès les prochains jours, suite aux discussions que nous avons pu avoir. Mais qu’il s’agisse des sujets opérationnels sur les prisonniers, sur la ligne de front, comme sur la situation politique, nous allons nous attacher, avec la Chancelière, à proposer des dates très rapidement au Président ZELENSKY et au Président POUTINE.

Par contre, la discussion n’a pas permis de dégager un consensus sur l’invitation qui serait faite à la Russie de revenir autour de la table. C’était une très bonne discussion, mais vous savez que la règle implicite du G7, c’est que tout le monde soit d’accord, c’est l’unanimité, en particulier pour inviter un nouveau membre autour de la table. C’est la décision de la puissance invitante d’inviter un pays, mais à titre d’invité. Le passage de G7 à G8 doit être une décision unanime, et je crois qu’il y a eu une discussion qui a permis de dégager le fait que, tant que certaines situations - comme ce qui s’est passé au Royaume-Uni - et surtout tant que la crise ukrainienne n’est pas réglée, il n’est pas opportun d’officialiser un retour au G8. Ces discussions se poursuivraient, nous avons tous acté qu’il était important de parler à la Russie, parce qu’elle est au cœur de toutes les crises régionales. Ce que j’ai, au titre de la présidence du G7, initié lundi dernier, doit se poursuivre. Et d’ailleurs, avec la Chancelière MERKEL, nous aurons une discussion avec la Russie dans le sommet Normandie que j’évoquais, et nous la poursuivrons aussi sur la crise syrienne.

Nous avons ensuite parlé de la Libye. Sur ce sujet, nous avons eu une discussion dans un format plus large, c’est-à-dire les membres du G7, et nous y avons associé, lors de la session d’hier après-midi, les pays africains et les organisations régionales, ainsi que le Secrétaire général des Nations unies. Le message très clair qui ressort de nos discussions, qui a été longuement discuté, je vous le livre tel quel. C’est, d’une part, le soutien unanime des membres du G7, de l’Union africaine et des pays africains qui étaient là (Afrique du Sud, Egypte, Burkina Faso, Sénégal, et évidemment, du Président FAKI, comme du Secrétaire général des Nations unies). Et il est très clair également sur ce sujet, que l’ensemble des puissances européennes qui étaient autour de la table ont confirmé très clairement leur accord. Le Président KAGAME a également été associé à cette discussion et a participé à cet accord. Donc toutes les puissances invitées ont eu à s’exprimer et cela fait l’unanimité. Premièrement, nous soutenons une trêve en Libye qui puisse donner lieu à un cessez-le-feu durable. Deuxièmement, nous considérons que seule une solution politique permettra d’assurer la stabilité de la Libye. Troisièmement, nous appelons de nos vœux une conférence internationale bien préparée associant toutes les parties prenantes et tous les acteurs régionaux concernés par le conflit. Quatrièmement, nous soutenons le travail des Nations Unies et de l’Union africaine afin de mettre en place une conférence inter-libyenne. Ce qui veut dire très concrètement que tous les Etats présents — G7, pays africains, organisations régionales, Nations unies — avons décidé sans réserve de soutenir la trêve et un cessez-le feu-durable ; mais nous avons aussi décidé de soutenir la feuille de route présentée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. C’est celle-ci qui propose une conférence internationale élargie impliquant toutes les parties prenantes de la région dans ce conflit. Nous souhaitons qu’elle puisse se faire dans les meilleurs délais et elle est maintenant à préparer et des réunions ont commencé à se tenir en particulier à Paris, à Berlin et continueront dans les prochaines semaines. Mais au-delà de ça, nous souhaitons aussi que l’Union africaine puisse pleinement se réinvestir en particulier dans la conférence inter-libyenne qui est à préparer. Là aussi le Secrétaire Général des Nations Unies et son représentant Monsieur SALAMEH ont fait un très gros travail, il est important d’associer pleinement l’Union africaine mais c’est ce double travail avec les puissances qui agissent depuis l’extérieur comme avec l’ensemble des parties prenantes libyennes qui peut nous conduire à un chemin positif et à un résultat. Nous avons évidemment évoqué également la question de la Syrie. Le secrétaire général des Nations Unies a pu nous présenter ce matin en détail la situation, les avancées. J’avais évidemment eu une très longue discussion avec le Président POUTINE sur ce point également lundi dernier. Il en ressort un message commun très clair du G7 de préoccupations sur la situation à Idlib et le rappel d’une exigence de protection des civils et des personnels humanitaires. Et nous sommes tous attachés évidemment à cette situation humanitaire, tous profondément préoccupés, tous aussi préoccupés au-delà de ce conflit de la situation et de la protection indispensables à apporter à tous les travailleurs humanitaires, à tous les journalistes et à tous les défenseurs des droits. Car de manière croissante dans ces zones de conflit nous voyons ces humanitaires, ces défenseurs des droits de plus en plus menacés.

La question se pose donc tout particulièrement à Idlib où nous souhaitons réaffirmer de manière très claire un message de soutien à toutes les initiatives prises et aux Nations Unies. Il ne peut pas y avoir d’impunité en la matière et quelle que lutte que ce soit contre le terrorisme ou quelques groupements ne peut justifier le sacrifice de populations civiles et a fortiori d’enfants. Nous avons ensuite échangé sur la situation au Nord-Est, le Président TRUMP nous a exposé aussi les discussions en cours avec la Turquie et nous sommes tous très attachés à ce que cette zone-tampon puisse se maintenir, qui protège évidemment une partie de la population syrienne, en particulier des combattants rebelles, et qui est un élément de la stabilité. Et puis nous avons également apporté tout notre soutien au processus politique enclenché par le secrétaire général des Nations Unies. Celui-ci avait donné lieu à un soutien fort et important, vous vous en rappelez, l’année dernière lors du sommet dit d’Istanbul où l’Allemagne, la France, la Turquie, la Russie s’étaient réunis pour rapprocher deux processus, celui dit du small group et d’Astana pour veiller à ce que nous puissions tous ensemble soutenir ce processus onusien. Nous avançons sur ce point, nous sommes presque au moment d’obtenir un accord de tous sur la constitution du comité constitutionnel porté par les Nations Unies, et je veux saluer sur ce point le travail du secrétaire général des Nations Unies qui a résisté à toutes les pressions et est en train de finaliser celui-ci, il a eu un message de confiance sur ce point. C’est un élément essentiel parce que la stabilité durable de la Syrie ne pourra être trouvée, et là-dessus nous sommes tous d’accord aussi, que si nous savons assurer une Syrie pacifiée et plus inclusive, c’est-à-dire avec un comité constitutionnel qui peut travailler, avec des réformes qui permettront d’être proposées ensuite au vote des Syriens et avec des Syriens qui, vivant en Syrie ou en dehors de Syrie, pourront être pleinement associés au vote et décider de leur destin. Le retour des réfugiés ne pourra être quant à lui réglé que quand la sécurité de ces derniers dans leur pays d’origine pourra être assurée, et les échanges que j’ai pu avoir encore ces dernières semaines avec le HCR me l’ont confirmé.

Sur la Corée du Nord, nous avons eu également une discussion cet après-midi en format G7 et nous souhaitons rappeler l’attachement du G7 à une solution qui permette par la négociation la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule. Nous avons aussi évidemment souhaité rappeler, et le premier ministre ABE a justement attiré notre attention aussi sur l’importance de ce sujet, le plein respect des droits de l’homme et en particulier que le sujet des personnes enlevées soit traité et réglé. C’est un sujet important pour le Japon tout particulièrement mais pour nous tous. Là-dessus aussi le Président TRUMP a pu exposer les initiatives prises ces derniers mois et l’avancée des discussions avec le Président de Corée du Nord. Enfin nous avons échangé sur Hong Kong. Sur ce point nous avons acté aussi d’un message très clair : le G7 réaffirme l’existence et l’importance de la déclaration sino-britannique de 1984 sur Hong Kong et appelle à éviter les violences. Et sur ce point il était aussi important, tout particulièrement compte tenu aussi des accords qui ont été signés historiquement entre la Grande-Bretagne et la Chine, que ce qui a été acté entre ces deux puissances soit pleinement respecté et que la situation soit véritablement maintenue sous contrôle. Voilà les grands sujets stratégiques qui ont été évoqués dans ce format réduit.

Comme vous le savez j’avais ensuite souhaité mettre la lutte contre les inégalités au cœur de ce G7 et innover là aussi dans la méthode en associant, comme je vous le disais, des puissances démocratiques de bonne volonté, l’Afrique au cœur des débats — et c’est avec les pays africains que je citais que nous avons construit l’agenda et que nous avons bâti ces solutions — et évidemment les organisations internationales. Sur ce sujet je voulais très rapidement revenir sur quelques initiatives et là aussi vous tenir au courant. Lutter efficacement contre les inégalités contemporaines, c’est d’abord agir de manière efficace pour changer les règles de fonctionnement de l’économie de marché et des grands acteurs économiques. C’est ce que nous avons longuement discuté hier midi et sur ce point plusieurs initiatives sont à souligner.

L’initiative B for IG, Business for Inclusive Growth qui a été construite avec des acteurs économiques du secteur privé et qui a été présentée donc durant cette section et qui est la détermination et l’initiative autour de laquelle plusieurs acteurs, investisseurs, entreprises se sont engagés pour acter que l’entreprise n’était pas simplement un lieu où on produit des bénéfices pour les actionnaires mais bien un lieu qui a à se saisir des défis contemporains en matière climatique, d’égalité des sexes, d’inégalité, de partage de la valeur. Et autour de cette initiative les gouvernements ont pu échanger et les soutiennent pleinement. Nous avons pour la première fois aussi obtenu un texte commun de toutes les organisations internationales pour plus de coordination dans leur action contre les inégalités. C’est un sujet très important, j’avais eu l’occasion de l’évoquer lors du discours que j’avais fait à l’Organisation internationale du travail. C’est la cohérence de notre agenda global. Nous avons parfois tendance à défendre des positions quand nous sommes à l’OMC ou au FMI et à dire le contraire quand nous prenons des engagements climatiques ou quand nous sommes à l’OIT. Il est essentiel que toutes ces organisations qui travaillent en notre nom puissent se coordonner pour que nous ayons un agenda de croissance sociale et climatique. Parce que lutter contre les inégalités c’est d’abord un agenda de justice mais c’est aussi un agenda d’efficacité : lorsque l’inégalité s’installe entre pays cela crée des situations de déstabilisation, de guerres, de conflits ; lorsque l’inégalité s’installe au cœur des sociétés cela affaiblit la démocratie et cela rend instable la croissance même durable de nos sociétés. C’est dans ce contexte-là aussi que nous avons décidé d’avancer sur un agenda volontariste en matière d’égalité femmes-hommes.

L’égalité de genre était aussi au cœur des discussions d’hier midi, le partenariat de Biarritz pour l’égalité a permis de tirer toutes les conclusions du très bon travail fait par le Conseil consultatif de l’égalité femmes-hommes que nous avons réuni suite à l’initiative de la présidence canadienne et qui a produit un rapport — que je vous invite d’ailleurs à regarder de près — en nous faisant plusieurs recommandations d’action, avec là aussi un engagement que les Etats ont pris d’adopter des mesures nationales pour améliorer l’égalité. C’est cette idée du bouquet législatif qu’ils nous ont proposé et ils ont détaillé d’ailleurs les meilleures pratiques dans chaque pays. Moi-même je me suis engagé d’ailleurs à m’inspirer de plusieurs pratiques, certaines américaines d’autres européennes, pour améliorer l’accès à l’entrepreneuriat des femmes. Mais c’est une initiative comme ça d’amélioration entre nous qui a été proposé. Plusieurs autres axes sont importants, en particulier le fait que nous devons développer massivement dans tous les pays en voie de développement l’accès des femmes aux droits fonciers. Je le dis parce que c’est un point très important pour aider à l’émancipation des femmes et des droits des femmes.

Dans beaucoup de pays, en particulier sur le continent africain, l’accès au foncier n’est pas égalitaire. Ne pas avoir accès au foncier dans beaucoup de ces pays c’est ne pas avoir accès derrière au crédit et à l’égalité des droits. Nous avons également lancé le Fonds pour les victimes de violence sexuelle qui a été présenté par les deux Prix Nobel et qui est porté donc par Madame MURAD et Monsieur MUKWEGE et qui est vraiment l’initiative, le travail d’une vie si je puis dire du docteur MUKWEGE. Et la France s’est engagée à verser 6,2 millions d’euros à ce fonds qui pourra ainsi dès le mois d’automne commencer son travail et donc pouvoir réparer physiquement, psychologiquement les femmes victimes de ces violences. Nous avons aussi dans ce cadre lancé l’initiative dite AFAWA qui est une initiative extrêmement importante pour soutenir l’entrepreneuriat féminin en Afrique, initiative qui a été pensée, initiée par Angélique KIDJO, portée par la Banque africaine de développement que notre présidence a voulu mettre en avant, conforter et pour laquelle nous avons levé donc 251 millions de dollars – la France s’engageant elle-même à 135 millions de dollars dans cette enveloppe – et qui fera l’illustration même de ce que j’évoquais c’est-à-dire avoir des structures financières qui permettent aux femmes africaines d’accéder au crédit et donc à l’entrepreneuriat. Car aujourd’hui en Afrique dans beaucoup d’endroits les femmes n’ont pas accès au crédit et donc ne peuvent tout simplement pas commencer une activité.

La lutte contre les inégalités c’est évidemment un agenda également climatique et nous l’avons évoqué hier et ce matin. Dans ce cadre-là nous avons évidemment avancé sur beaucoup de sujets. D’abord nous avons lancé dès le début de ce sommet une initiative sur l’Amazonie. Nous avons eu une très longue discussion dès samedi soir et nous avons ce matin présenté avec le Président PIÑERA l’initiative que nous lancions ensemble et la mobilisation. Je n’y reviendrai donc pas ici, je répondrai à vos questions si vous en avez mais nous avons eu une conférence de presse ad hoc sur ce sujet. Mais nous avons aussi, pour lutter contre ces inégalités climatiques et donc traiter de ce sujet du climat et de la biodiversité, pris plusieurs initiatives extrêmement concrètes et c’est dans cet esprit que nous avons voulu avancer, d’abord en mobilisant pour le sommet organisé par le Secrétaire général des Nations Unies au mois de septembre. Là-dessus nous nous sommes nous-mêmes beaucoup mobilisés pour aider à avoir des engagements financiers pour le Fonds vert, essentiel pour la stratégie financière de transition.

Comme vous le savez, la France avec la Jamaïque a été mandatée par le Secrétaire général des Nations Unies pour aider au financement et en particulier à l’aide que les pays développés doivent apporter aux pays en développement sur ce sujet. Nous avons trois pays qui ont annoncé leur doublement de contribution au Fonds vert : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni. Ce G7 permet de mobiliser en tout près de 5 milliards de dollars en vue de sa reconstitution. C’est un point extrêmement là aussi important et qui était attendu par le Secrétaire général, donc c’est 4,8 milliards d’euros.

Sur le climat, nous avons également parlé de la biodiversité et nous avons adopté au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement présents, en format élargi c’est-à-dire ceux du G7 plus tous ceux qui étaient associés au G7, et donc je parle là aussi de pays aussi importants pour la biodiversité que l’Afrique du Sud, le Rwanda ou l’Inde pour n’en citer que quelques-uns, nous avons formellement adopté la Charte pour la biodiversité. C’est là véritablement une première. Vous vous souvenez sans doute il y a quelques mois que pour la première fois des experts internationaux avaient adopté un rapport sur la biodiversité, ce groupe qu’on appelle celui de l’IPBES qui est l’équivalent pour la biodiversité du GIEC pour le climat.

Cela avait donné lieu ensuite à une déclaration commune, un travail des ministres de l’environnement. Et bien au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, pour la première fois à ce niveau de solennité, cette charte est adoptée. Elle doit maintenant si je puis dire rentrer dans les travaux pratiques et c’est ce que nous avons décidé ensemble. C’est un premier engagement historique et très important. Il nous faudra maintenant travailler sur des dates, des cibles et engager tout le monde de manière concrète sur cet agenda. Nos rendez-vous sur ce point seront le Congrès pour la nature à Marseille en juin 2020 et la COP biodiversité que présidera la Chine dans le deuxième semestre de l’année 2020 aussi, mais ce sont des éléments très importants sur ce point.

Enfin, nous avons avancé, au-delà du sujet amazonien que j’ai déjà évoqué, sur beaucoup de sujets très concrets et des coalitions concrètes d’acteurs. C’est ainsi que nous avons voulu avancer sur le sujet du climat et de la biodiversité. Nous savons les désaccords autour de la table, une déclaration pour savoir qui signe l’accord de Paris n’était pas très utile, vous en conviendrez. Par contre, c’est utile de voir comment se joue la dynamique et comment on arrive à enclencher tout le monde. Sur ce sujet, premier point, je le rappelais tout à l’heure lors de ma conférence avec le Président PIÑERA, nous continuons le travail sur l’accord de Paris. Cela ne concerne pas directement le G7, mais nous avons obtenu que les Russes enclenchent le processus d’approbation et de ratification.

Je pense qu’il sera finalisé dans les prochaines semaines. J’ai eu une très bonne discussion avec le Président POUTINE sur ce point. C’est une avancée majeure, majeure car cette ratification était bloquée depuis la signature. Ensuite, si on veut mettre en place les accords de Paris et avancer sur cet agenda, vous le savez, le cœur, c’est de rehausser nos engagements et donc d’aller sur l’engagement dit de neutralité carbone en 2050. C’est inclus dans la stratégie de l’accord de Paris, mais c’est une précision, on avait jusque-là surtout parlé de nos engagements pour 2030.

Nous avons, là-dessus, comme vous le savez, mené plusieurs initiatives. Au niveau européen, on était 2 il y a 6 mois avec les Pays-Bas. On était 8 en mai de cette année à Sibiu. On a élargi le club, on a presque tout le monde maintenant, et vous avez entendu la Présidente de la Commission européenne à venir, Madame VON DER LEYEN, qui soutient cet agenda, donc je pense qu’on arrivera à finaliser la réponse européenne, mais nous avons réussi à convaincre la Chine qui s’est enclenchée dans cette dynamique, en particulier lors des discussions que nous avons eu à Osaka et qui ont donné lieu à un texte entre nos deux ministres des Affaires étrangères, et nous avons, dans la coalition neutralité carbone lors de ce G7, eu d’autres pays qui se sont joints à nous, en particulier l’Inde. C’est une avancée majeure sur ce point.

Nous avons aussi avancé concrètement sur des agendas très pratiques, une coalition pour réduire les émissions de gaz dits HFC. Ces gaz qu’on trouve dans les climatiseurs, un peu sous-utilisés peut-être cet après-midi mais c’est une très bonne chose justement pour l’équilibre climatique puisque je nous vois souffrir collectivement, mais ces gaz dits HFC sont extraordinairement nocifs et avec des impacts en matière de réchauffement climatique bien pires que le CO2. Là-dessus, il fallait engager d’une part les acteurs industriels, mais aussi des pays très concernés comme l’Inde. C’est la coalition HFC que nous avons montée, avec un très gros travail ces derniers mois, et un engagement qui a été conclu jeudi soir lors de la visite du Premier ministre MODI, et qu’il a pu exprimer aujourd’hui.

De la même manière, un accord inédit a été trouvé en matière de transport maritime. Vous savez, c’est aussi un secteur qui émet beaucoup, et là-dessus, nous avons engagé, avec tous les acteurs de ce secteur, une vraie dynamique positive – je veux remercier tout particulièrement les armateurs français et le Cluster maritime français qui a été leader sur ce point – et on a ensuite convaincu de manière très large – et qui a pris un engagement très clair, avec plusieurs points qui ont été rappelés d’ailleurs il y a plusieurs jours par Monsieur PICARD et Monsieur SAADÉ à Paris – l’engagement de ne pas utiliser la route du Nord, ce qui est très important. Parce que la route du Nord elle sera et serait ouverte par le réchauffement climatique et la fonte des glaces. Si les transporteurs s’engagent à ne pas utiliser cette route, ils disent clairement : on ne fera pas de business sur les conséquences nocives du réchauffement climatique. Mais surtout, c’est un engagement mondial à un ralentissement de la vitesse, ce qui est une des mesures les plus efficaces pour pouvoir réduire les émissions. Et enfin, c’est aussi un engagement à innover et accroître les financements et pratiques innovantes qui sont bonnes pour cette transition.

Et puis, pour n’en citer qu’une et finir là-dessus, il y a aussi eu une coalition très importante en matière d’émissions sur le textile. Pour la première fois, plusieurs dizaines d’acteurs du secteur textile se sont engagés à réduire les émissions et les déchets de leur secteur. Je l’ai rappelé à plusieurs reprises, parce que c’est souvent absent de nos débats, le secteur textile est le deuxième plus polluant au monde après le secteur pétrolier. Il représente plus d’émissions que l’ensemble des vols internationaux et du transport maritime réunis, et il représente, selon les estimations, environ un tiers des déchets que nous retrouvons en mer. Il y a eu un engagement très fort qui a été porté par une coalition d’acteurs industriels de tous les continents pour changer les pratiques, favoriser les pratiques comme celles qui sont emblématiques sur cette montre du G7 que nous avons voulu parfaitement recyclable, s’impliquer dans les tissus et les matériaux recyclables, réduire les émissions, avoir aussi une économie plus circulaire et donc s’engager dans des initiatives très concrètes.

Voilà quelques points que je souhaitais avancer, mais pour vous dire que l’agenda climatique, au-delà, évidemment, de la question amazonienne, qui était au cœur de tous les sujets et de toutes nos discussions, a avancé sur tous ces points de manière importante. La lutte contre les inégalités, c’est aussi la santé. Nous en avons longuement parlé, mais juste d’un mot, nous avons évidemment utilisé aussi ce G7 pour en faire un point de rendez-vous avant la reconstitution du Fonds mondial que la France aura à organiser à Lyon au mois d’octobre. Sur le Fonds mondial, c’est 4,6 milliards d’euros d’engagements qui ont pu être confirmés aujourd’hui en vue du rendez-vous d’octobre. Comptez sur moi, je maintiendrai la pression. Nous avons également longuement travaillé sur l’Afrique. C’était le cœur de la séquence d’hier après-midi. Je ne reviens pas sur les sujets les plus chauds et les crises, mais sur l’Afrique, nous avons surtout voulu acter d’une méthode du G7. On a parlé des crises avec les Africains, et moi j’y tenais beaucoup. On a parlé de Libye, on a parlé du Sahel, on a parlé de tous les sujets avec les Africains autour de la table. Nous avons, au-delà de cette discussion, acté une déclaration commune sur la Libye. Nous avons ensuite acté d’un partenariat commun pour la stabilité et la sécurité au Sahel, qui a été présenté hier après-midi avec la Chancelière MERKEL et le Président KABORÉ, qui était un point très important sur les sujets de sécurité. Nous avons acté de l’initiative AFAWA, dont je viens de vous parler, sur l’entrepreneuriat féminin, et je souhaite que nous puissions aussi adopter un partenariat stable et dans la durée associant plus concrètement l’Afrique et l’ensemble des puissances africaines pour qu’ils construisent avec nous cet agenda.

Enfin, nous avions ce matin également une discussion sur le numérique, parce que c’est un sujet essentiel de cet agenda en matière de lutte contre les inégalités et de préservation de nos démocraties. Il y a évidemment tout l’aspect positif, la création de valeur, les innovations qui sont permises par le numérique, dont nous avons longuement discuté et que nous accompagnons par des initiatives, des financements et que nous avons à traiter. Mais il y a aussi, en quelque sorte, des règles à créer pour le numérique et que nous devons créer ensemble. Il ne s’agit pas d’avoir un numérique qui soit surréglementé. Il s’agit simplement que le secteur numérique ne soit pas une jungle, une jungle économique, une jungle civique, et que lorsque nos citoyens sont en train d’échanger sur les réseaux sociaux, qu’ils aient les mêmes devoirs que dans la rue et les mêmes droits, que l’information puisse être aussi libre et protégée dans sa véracité et donc transparente, et que l’initiative économique soit juste. C’est pourquoi nous avons obtenu plusieurs avancées sur ce point, la signature, par les acteurs de l’internet, d’une charte pour un internet libre, sûr et ouvert pour protéger contre les contenus haineux. C’est la poursuite du travail que nous avions lancé au mois de mai dernier à Paris, avec l’appel dit de Christchurch. Rappelez-vous, au mois de mai, des acteurs du numérique de plusieurs pays se réunissaient pour justement lutter contre ces contenus haineux.

Nous avons formalisé un accord avec, pour la première fois, plusieurs plateformes anglo-saxonnes et européennes qui ont signé cet accord, avec une quasi-unanimité des États pour le soutenir, et nous continuons le travail. On a eu une très bonne discussion avec les États-Unis d’Amérique, qui, pour des sujets juridiques, n’ont pas pu formaliser un accord sur ce point, mais avec beaucoup d’avancées concrètes qui me rendent optimiste pour les prochaines semaines. Nous avons ensuite formalisé un soutien unanime, celui-ci au partenariat Information et démocratie, qui est, comme vous le savez, une initiative extrêmement importante qui a été lancée par Reporters sans frontières avec plusieurs partenaires, qui avait été présentée au premier forum de Paris en novembre dernier. Il y avait un très gros travail qui a été fait avec les acteurs économiques et les puissances qui étaient là. Il a été endossé et il y aura une signature formelle en marge de l’assemblée générale des Nations unies au mois de septembre. Nous avons passé une étape supplémentaire, après nos conclusions de l’année dernière, pour mettre en place un partenariat mondial pour l’intelligence artificielle. Il sera basé à Paris, à l’OCDE, avec un lien privilégié avec le Canada qui, avec nous, s’est beaucoup saisi de ce sujet, et plusieurs groupes de travail qui seront aussi tenus au Canada en partenariat étroit avec la France. Voilà l’essentiel des sujets que je souhaitais rapporter au titre de la présidence de ce G7, de la manière la plus transparente et précise qui soit, et donc pardon d’avoir été peut-être un peu exhaustif, mais je pense que c’était ce que j’avais promis à mes collègues, et c’était la condition aussi pour avoir un document à 7 le plus complet, le plus clair et le plus synthétique, c’est celui qui est en train d’être diffusé.

Je voulais, en concluant, évidemment, remercier l’ensemble des parties prenantes et donc tous les chefs d’État et de gouvernement qui ont été ici présents, remercier aussi tout particulièrement, d’une part, le Premier ministre TRUDEAU, qui a assuré la présidence de ce G7 avant la France et avait permis beaucoup d’initiatives et d’avancées, et remercier le Président TRUMP qui aura à assurer la présidence l’année prochaine, il a annoncé il y a quelques instants qu’il le ferait à Miami, et qui a aussi permis d’avancer sur beaucoup de sujets avec beaucoup de volontarisme et des discussions extraordinairement productives que nous avons pu avoir tous les deux et autour de la table, à 7 ou plus. Je veux aussi ici remercier le Secrétariat Général de la Présidence française, qui a fait un énorme travail de sherpa, l’ensemble des équipes diplomatiques français qui ont vraiment beaucoup œuvré, les ministres et leurs équipes, parce que tout ça est un travail de l’ombre que vous n’avez pas forcément vu mais qui a pris des mois et beaucoup de nuits parmi ces mois à tout le monde, et en particulier toutes les équipes qui ont permis d’organiser tout cela, de créer ces lieux qui ont été appréciés par tous nos collègues, et d’organiser que tout se passe bien pour vous, pour l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement. Merci, vraiment, au Secrétariat Général, à la task force, aux ministres, aux sherpas et à l’équipe de sherpas pour le travail formidable qui a été fait et l’efficacité dans laquelle tout cela s’est conduit.

J’ai aussi avoir un mot de remerciement pour la ville de Biarritz, ses habitants comme ses vacanciers, parce que nous avons évidemment bousculé le rythme habituel d’une fin de saison. J’irai dans quelques instants en mairie pour m’exprimer devant eux, à la fois les remercier et puis leur dire ce que nous ferons pour accompagner la ville et les commerçants, mais c’était important.

Et puis, je vais vous dire juste deux mots pour conclure. D’abord, il y aura un suivi de ce que je viens de vous dire, j’y tiens beaucoup, comme nous le faisons pour le One Planet Summit et tout ce sur quoi je m’engage. Nous allons préciser cela dans les prochains jours, mais nous allons mettre en place un suivi indépendant de tous les engagements pris. En impliquant des ONG, des acteurs du secteur privé, on va mettre en place un processus, là aussi, que je veux inédit, d’accountability, comme on dit en bon français, de responsabilité et de rendez-vous de résultats parce qu’il y a des annonces qui sont faites, c’est très bien, mais il faut que tout soit au rendez-vous et que ça arrive dans la vraie vie des vraies gens et que tout le monde le fasse vraiment, et nous aussi les premiers. Je m’engage à suivre ce processus de suivi indépendant.

Enfin, je voulais dire qu’on a essayé, lors de ce sommet, de faire aussi, de manière très concrète, ce qu’on a dit. Je pense que ce sommet de Biarritz 2019 restera comme l’un des moins chers de l’histoire, si ce n’est le moins cher. En tout cas, il est 10 fois moins, si ce n’est plus, que le sommet précédent. J’ai regardé par rapport aux chiffres du dernier G7, que la France avait organisé à Deauville en 2011. Nous avions 40 millions d’euros votés, 31 millions dépensés. Nous avions, cette fois-ci, 36,4 millions votés, et 21 millions d’euros ont été dépensés. C’est donc un sommet économe par rapport à tous les standards, économe par rapport à nos propres pratiques, parce que nous l’avons voulu aussi pleinement responsable, et c’est tout le travail qui a été fait par le Secrétariat général, l’ensemble des partenaires, des mécènes que je remercie, ce qui a permis une labellisation, c’est une première. C’est un sommet qui a été labellisé en matière d’égalité femmes hommes et labellisé en matière d’éco-responsabilité. Et pour toutes les empreintes carbones qui étaient malheureusement inévitables, les avions qui arrivent, les voitures qui bougent, etc., il y a un plan qui a été mis en place sur 30 ans pour compenser cet impact avec le financement d’initiatives avec les communes voisines, de manière très concrète, très suivie et labellisée par Afnor. Je voulais le dire de manière très empirique à l’issue d’un compte-rendu très exhaustif, parce que, nous aussi, on essaie de changer, et je pense que pour nos concitoyens, ces sommets, j’espère qu’ils le mesurent, ils doivent comprendre que ce sont des sommets utiles parce qu’ils permettent d’avancer sur des choses. On essaie de les rendre le plus utile possible, il y a des initiatives concrètes, mais ils sont d’autant plus utiles lorsqu’on agit comme on dit. C’est, je crois, ce que l’on a tous essayé de faire lors de ce sommet"./.

Entretien du Président de la République à France Télévisions à l’issue du G7 (26 août 2019)

Déclaration des dirigeants du G7 (26 août 2019)

PDF - 18.5 ko
Déclaration des dirigeants du G7, 26 août 2019
(PDF - 18.5 ko)

Documents officiels

Les documents officiels relatifs à G7 sont disponibles ici

Les priorités de la présidence française du G7

La lutte contre les inégalités, priorité de la présidence française du G7

La lutte contre les inégalités est le fil conducteur et la priorité de la présidence française du G7. Le président l’a défini lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2018.

Cette lutte est déclinée en cinq priorités :

  • la lutte contre les inégalités de destin, en favorisant particulièrement l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accès à l’éducation et à des services de santé de qualité ;
  • la réduction des inégalités environnementales en protégeant notre planète grâce aux financements en faveur du climat et à une transition écologique juste centrée sur la préservation de la biodiversité et des océans ;
  • l’action pour la paix, contre les menaces sécuritaires et le terrorisme qui déstabilisent les fondations de nos sociétés ;
  • l’exploitation éthique et centrée sur l’humain des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle ;
  • Le renouvellement d’un partenariat plus équitable avec l’Afrique.

Plus d’informations sur les priorités du G7

Un G7 au format renouvelé

« Le temps où un club de pays riches pouvait définir seul les équilibres du monde est depuis longtemps dépassé. »
Emmanuel Macron, Assemblée générale des Nations unies, 25 septembre 2018

La présidence française du G7 est donc l’occasion, en 2019, de faire évoluer le format du groupe. Ainsi, au cours de l’année, plusieurs ministres français ont organisé des réunions de travail avec leurs homologues du G7, et ont convié des pays partenaires tels que l’Égypte, le Mali ou encore le Mexique, à s’associer aux travaux.

Au Sommet du G7 de Biarritz, le chef de l’État a invité :

  • 4 pays partenaires, engagés dans la protection et la promotion des libertés démocratiques, qui ont une influence régionale majeure : l’Afrique du Sud, l’Australie, le Chili et l’Inde ;
  • 6 partenaires africains pour bâtir un partenariat d’égal à égal avec ce continent d’avenir : l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Burkina Faso, le Sénégal, le Rwanda et le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki ;
  • des acteurs clés de la société civile engagés dans la présidence française du G7.

Plus d’informations sur le Sommet

Un G7 écoresponsable et attaché à l’égalité femmes-hommes

En cohérence avec les objectifs de fond, la Présidence française du G7 a souhaité que le sommet de Biarritz, mais aussi les réunions des ministres qui l’ont précédé, reflètent la double exigence de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, et de préservation de l’environnement.

Cette volonté est marquée par :

Suivez le Sommet du G7 sur les réseaux sociaux : #G7Biarritz
Pour retrouver les événements passés : #G7France

Dernière modification : 28/08/2019

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