Déplacement de Mme Amélie de Montchalin à Copenhague

Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée des affaires européennes, a effectué jeudi 30 et vendredi 31 janvier un déplacement à Copenhague pour participer à une réunion avec M. Jeppe Kofod, ministre danois des affaires étrangères, M. Hans Dahlgren, ministre suédois des affaires européennes et Mme Tytti Tuppurainen, ministre finlandaise des affaires européennes et de la participation de l’Etat dans les entreprises. C’est la première fois que les ministres chargés des affaires européennes se sont réunis dans ce format.

Au moment où le Royaume-Unis quitte l’Union européenne, cette rencontre a permis d’approfondir les convergences sur les principaux enjeux européens. Un grand nombre de sujets ont été abordés tels que le budget européen, le climat, le renforcement de la convergence sociale, l’État de droit, le processus d’élargissement de l’Union européenne et la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

Un communiqué conjoint a été adopté à l’issue de cette rencontre.

A l’occasion de ce déplacement à Copenhague, Mme de Montchalin s’est entretenue avec plusieurs ministres danois : M. Jeppe Kofod, ministre des affaires étrangères, M. Dan Jørgensen, ministre du climat et de l’énergie, et M. Simon Kollerup, ministre de l’industrie, du commerce et des affaires financières. Les entretiens ont notamment porté sur les migrations, la relation de l’Union européenne avec l’Afrique, la coopération en matière de sécurité et de défense, le climat, l’énergie, la fiscalité du numérique ainsi que sur la politique européenne en matière d’industrie, de commerce et de concurrence. Mme de Montchalin a également rencontré des parlementaires danois représentant les principaux partis politiques ainsi que des journalistes et des membres de
« think tanks ».

La secrétaire d’État s’est également entretenue également avec M. Rolf Kjærgaard, président directeur général du Fonds de croissance danois, et M. Finn Mortensen, directeur de State of Green, qui gère la première usine de cogénération utilisant une technologie de la société française LAB pour le traitement des fumées./.

Communiqué conjoint des ministres des affaires européennes de la France, du Danemark, de la Finlande et de la Suède (Copenhague, 31 janvier 2020)

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Les ministres des affaires européennes de la France, du Danemark, de la Finlande et de la Suède se sont réunis à Copenhague le 31 janvier 2020 pour discuter de leurs priorités communes et de leur engagement en faveur d’une Europe forte et efficace. En ce jour de la sortie britannique de l’Union européenne, les ministres ont exprimé leur regret tout en respectant la décision souveraine prise par le Royaume-Uni. Ils ont confirmé leur détermination à œuvrer pour une relation future approfondie, étendue et équilibrée avec le Royaume-Uni qui garantisse une concurrence équitable.

Les discussions des ministres ont mis en lumière un grand nombre de sujets d’intérêt commun ainsi que leur volonté de travailler plus étroitement ensemble afin de parvenir à des résultats concrets qui répondent aux attentes des citoyens :

La France, le Danemark, la Finlande et la Suède partagent une volonté forte de voir l’Union européenne en première ligne de la lutte contre le changement climatique, intensifier ses efforts pour parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050 et rehausser ses objectifs climatiques d’ici à 2030. Les ministres ont souligné que cela doit se traduire par l’intégration de l’action climatique dans l’ensemble des politiques et des instruments pertinents de l’Union, notamment dans le cadre du futur cadre financier pluriannuel qui devra consacrer au moins 25 % des dépenses à l’action climatique. La transition vers la neutralité climatique doit être réalisée de sorte à préserver voire renforcer la compétitivité de l’UE.

Les ministres ont souligné la nécessité pour l’UE de trouver rapidement un accord sur le futur cadre financier pluriannuel.

Les ministres ont souligné l’importance des valeurs fondamentales de l’UE que sont la liberté, la démocratie et l’état de droit et insisté sur la nécessité de renforcer la capacité de l’UE à prévenir les violations de l’état de droit et à réagir face à ces violations. Cela implique de : mettre en place un mécanisme pour protéger le budget de l’UE contre les défaillances en matière d’état de droit ; maintenir les procédures en cours au titre de l’article 7 TUE jusqu’à ce qu’une réponse suffisante soit apportée aux préoccupations ; renforcer le dialogue annuel sur l’état de droit.

Les quatre ministres ont souligné la nécessité de faire davantage pour la lutte contre le dumping social, l’exclusion sociale et le phénomène des travailleurs pauvres en Europe, tout en respectant pleinement et sans réserve les modèles nationaux qui sont essentiels à la cohésion sociale des États membres. Cela est nécessaire pour garantir une concurrence équitable au sein du marché unique et pour promouvoir une croissance durable.

Les ministres ont réaffirmé leur soutien à la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux. Ils reconnaissent la nécessité de rendre le processus d’adhésion plus efficace et plus crédible. Il doit être fondé sur une logique de conditionnalités et le respect de l’état de droit doit être au premier rang des exigences pendant toute la durée du processus.

Les ministres se sont engagés à renforcer leur dialogue dans l’objectif de faire avancer l’Union européenne./.

Dernière modification : 03/02/2020

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