Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian à l’issue du Conseil Affaires étrangères

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a participé au Conseil Affaires étrangères qui s’est déroulé à Bruxelles le 13 juillet 2020.

Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : Participation de M. Jean-Yves Le Drian au Conseil affaires étrangères de l’Union européenne (Bruxelles, 13 juillet 2020)

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a participé aujourd’hui au Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Les ministres ont notamment abordé les points suivants :

  • Turquie  : une discussion approfondie et sans tabou s’est tenue à la demande de la France. Avec nos partenaires, nous avons constaté que la relation avec la Turquie est rendue difficile par les actions unilatérales de ce pays en Méditerranée orientale, en Libye et en Syrie notamment, qui soulèvent d’importantes préoccupations au regard du droit international. Les ministres ont exprimé une grande unité de vues sur la nécessité d’avoir des clarifications de la part d’Ankara, afin qu’elle respecte la souveraineté des États européens (Grèce, Chypre), et les engagements pris lors de la Conférence sur la Libye à Berlin, en particulier en ce qui concerne le respect de l’embargo sur les armes, qui a été décidé par les Nations unies. Le ministre a rappelé que les intérêts européens et notre sécurité étaient en jeu. Avec nos partenaires, nous avons demandé au Haut Représentant, Josep Borrell, de faire rapidement des propositions en vue de la prochaine réunion des ministres. Entre temps, le travail se poursuit dans le cadre du régime européen mis en place en réaction aux forages illégaux.
  • Libye  : l’Union européenne a réaffirmé la nécessité que l’embargo sur les armes, dont les violations continuent d’être le principal facteur de déstabilisation, soit respecté, que la complète mise en œuvre du mandat de l’opération IRINI soit assurée et que l’outil des sanctions soit utilisé contre ceux qui violent l’embargo et ceux qui sabotent le processus politique.
  • Hong Kong : l’Union européenne a constaté que l’adoption de la loi sur la sécurité nationale compromet le principe « un pays, deux systèmes ». Une discussion a eu lieu sur les mesures que l’Union européenne pourrait prendre en conséquence. Il a été demandé au haut représentant de préparer des propositions en ce sens.
  • Amérique latine : les ministres ont poursuivi les discussions de la réunion ministérielle Union européenne-Amérique latine de vendredi et en ont rappelé le triple objectif : apporter une aide d’urgence aux systèmes de santé afin de freiner la propagation du virus ; contribuer à garantir l’aide aux populations autochtones et aux populations les plus vulnérables ; préparer la relance durable post-crise. M. Jean-Yves Le Drian a appelé à une réflexion sur le dialogue et le partenariat entre les deux continents, afin de permettre un engagement plus ambitieux de l’Union dans la région.

Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian à l’issue du Conseil Affaires étrangères (Bruxelles, 13 juillet 2020)

"C’était une réunion importante. Aujourd’hui, à notre demande, nous avons eu une discussion approfondie sur la Turquie, sans tabou, et sur la Libye.

Ce qui est en jeu, ce sont les intérêts européens et notre sécurité et nous sommes d’accord sur cela. Nous sommes d’accord aussi pour constater que la relation est rendue difficile par les actions unilatérales turques en Méditerranée orientale, en Libye et en Syrie notamment, qui soulèvent d’importantes préoccupations au regard du droit international.

Il y a une grande unité de vues pour avoir des clarifications de la part d’Ankara, s’agissant du respect de la souveraineté des Etats européens, comme des engagements pris lors de la Conférence sur la Libye à Berlin, en particulier en ce qui concerne le respect de l’embargo sur les armes, qui a été décidé par les Nations Unies.

Il y a également un large soutien pour examiner les voies et les moyens qui nous permettraient de revenir à une relation constructive avec la Turquie. Nous avons demandé au Haut Représentant, Josep Borrell, de nous faire rapidement des propositions sur les options et leviers possibles, en vue de notre prochaine réunion à la rentrée. Entre temps, le travail se poursuit dans le cadre du régime européen mis en place en réaction aux forages illégaux.


Il y a enfin une entente pour assurer le plein respect de l’embargo sur les armes en Libye, dont les violations constituent le principal facteur de déstabilisation, en mettant en œuvre complètement le mandat de l’opération IRINI et en utilisant l’outil des sanctions contre ceux qui violent l’embargo et ceux qui sabotent le processus politique"./.

Dernière modification : 14/07/2020

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