Conseil Agriculture et Pêche, Luxembourg (10 octobre 2016)

M. Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du gouvernement, a participé au Conseil Agriculture et Pêche (Luxembourg, 10 octobre 2016).

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Déclaration de Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du gouvernement, à son arrivée au Conseil Agriculture et Pêche (Luxembourg, 10 octobre 2016)

Question : Qu’attendez-vous de cette réunion ?

Il y a plusieurs points à l’ordre du jour. Il y en a un sur ce qu’on appelle « Omnibus », un travail d’étape sur la politique agricole commune. Il va donc falloir qu’on regarde les propositions de la Commission, que l’on fasse attention à ne pas remettre en cause une PAC qui se met en œuvre en ce moment et qu’il faut simplifier. Mais on ne va pas rebattre des cartes en pleine mise en œuvre d’une nouvelle politique agricole. Ça c’est le premier point.

Le deuxième point concerne les questions de marché. La France sera bien sûr en demande de mesures sur la viande bovine qui est touchée directement par l’impact des mesures sur le lait. On essayera aussi de mobiliser des aides pour ce qui a été une crise pour les céréales liée à un printemps extrêmement difficile dans plusieurs pays européens.

On vient avec l’intention de participer à ce débat avec, comme à chaque fois, la volonté de trouver des solutions pour être au plus près des agriculteurs qui connaissent des difficultés./.

Déclaration de Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil Agriculture et Pêche (Luxembourg, 10 octobre 2016

Comment cette réunion s’est-elle passée ?

Stéphane Le Foll : Il y avait plusieurs sujets à l’ordre du jour. Le premier portait sur la proposition appelée « Omnibus », c’est-à-dire la volonté qu’a la Commission de simplifier un certain nombre de règles sur l’application de la politique agricole commune. La France a rappelé que l’on pouvait simplifier un certain nombre de règles mais qu’il serait délicat de s’engager dans des remises en cause des actes de base. On est en pleine mise en œuvre de cette politique agricole commune, cela paraît difficile de s’engager dans des remises à plat d’un certain nombre de règles. Ça c’était le premier point.

Le deuxième point a porté sur un certain nombre de sujets et en particulier au bien-être animal où nous avons soutenu la position autrichienne. On a eu aussi un débat plus large cette après-midi sur la situation sur les marchés. La Commission est revenue sur l’ensemble des sujets et des actions qu’elle a pu conduire. Je suis intervenu pour indiquer qu’il y avait eu des choses de faîtes, en particulier sur la question laitière mais que la situation restait extrêmement douloureuse pour les producteurs et qu’on devait en tirer un certain nombre de conclusions. La régulation du marché avec une intervention publique est utile mais faudrait-il qu’elle puisse être mobilisée plus tôt et plus vite.

Il reste en France deux sujets majeurs, celui sur la viande bovine avec des demandes françaises sur le stockage, sur la promotion sur le marché intérieur et sur le marché extérieur. La Commission, le commissaire l’avait indiqué quand il est venu à Cournon et il a indiqué qu’il irait aussi en Turquie, ce dont je me félicite. Mais en même temps, on a besoin de mesures structurelles sur ce marché de la viande bovine qui est perturbé par les abatages de vaches de réformes liées au marché laitier.

J’ai fait aussi un point sur le marché des céréales pour dire que nous connaissions une situation en France qui a l’air d’être partagée par quelques pays. Nous souhaitons aussi que dans ce domaine il y ait la possibilité de mobiliser des moyens pour venir en aide, même si la France a pris des décisions à l’échelle nationale. On a fait ce point et j’ai voulu surtout rappeler qu’on avait besoin de déplafonner le plafond national de ce qu’on appelle les minimis puisque la France, compte tenu des crises que nous avons rencontrées, a besoin que ce plafond soit revu compte tenu de la conjoncture extrêmement difficile que nous rencontrons.

Sur la viande bovine, avez-vous fait part à vos homologues de cette proposition de la filière de donner les surplus aux réfugiés ?

Stéphane Le Foll : Oui. J’en ai non seulement fait part mais j’ai aussi envoyé, il y a deux semaines, une lettre au commissaire européen pour évoquer cette question. Donc la France va continuer à agir dans ce sens. J’ai bien entendu ce qu’avait dit le commissaire tout à l’heure, il a indiqué qu’il avait pris des décisions sur la promotion, qu’il allait aller en Turquie. Mais on voit bien que sur ce sujet, là encore, il va falloir qu’on soit extrêmement mobilisé pour arriver à convaincre. Sur ce sujet, je pense que compte tenu de la situation sur le marché, il serait souhaitable d’avoir une révision d’un certain nombre de règles pour pouvoir utiliser une partie de ce que nous avons en surplus pour pouvoir être en action au niveau de ceux qui en ont le plus besoin.

Combien de pays seraient en accord avec la France sur ce sujet ?

Stéphane Le Foll : Aujourd’hui sur le nombre de pays qui ont répondu sur la situation de la viande bovine on n’est pas aussi nombreux que sur le lait. Et sur cette question-là, on va faire un travail et on va essayer d’avancer, il y a deux semaines j’avais envoyé un courrier au commissaire européen. J’ai vu que tout à l’heure il ne l’avait pas repris dans les perspectives qui étaient les siennes. On va continuer de mobiliser la Commission sur ce sujet.

Avez-vous une idée du calendrier ?

Stéphane Le Foll : Non, je ne peux pas avoir une idée du calendrier dans ces moments. Je le disais tout à l’heure sur le lait, je crois que la France a déposé son memorendum en février 2016 et il a fallu attendre 6 mois pour qu’on puisse mettre en œuvre cette formule qu’on avait proposée 6 mois avant. Je sais que c’est toujours un peu long mais on fera notre possible pour essayer de débloquer la situation. On va utiliser ce qui a déjà été annoncé par le commissaire, en particulier sur la question de la promotion et de la promotion à l’export./.

Dernière modification : 16/11/2016

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