"Bâtir une souveraineté européenne est essentiel"

Mme Amélie de Montchalin participe au Conseil des affaires étrangères à Bruxelles, le 11 novembre 2019.

Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 8 novembre 2019

Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée des affaires européennes, participera au Conseil des affaires étrangères à Bruxelles, le 11 novembre 2019, au cours duquel les sujets suivants seront abordés :

  • Afghanistan : les ministres reviendront sur la situation dans ce pays dans un contexte marqué par l’élection présidentielle afghane et la perspective d’une reprise des discussions entre Américains et taliban. La France réaffirmera son soutien au renforcement du rôle politique de l’Union européenne dans les pourparlers de paix.
  • Iran / situation dans le Golfe : les ministres réaffirmeront l’unité de l’Union européenne sur le dossier iranien et leur attachement au JCPoA. Cette discussion sera également l’occasion d’évoquer la contribution que pourrait apporter l’Union aux efforts de désescalade des tensions dans la région du Golfe.
  • Soudan : les ministres auront une discussion avant une rencontre informelle avec le Premier ministre soudanais, M. Abdallah Hamdok. Cet échange offrira l’occasion de manifester le soutien concret de l’Union européenne à la transition politique en cours dans ce pays.

Les ministres auront par ailleurs des échanges de vue sur la Chine, y compris sur l’évolution de la situation à Hong Kong, après le déplacement de la Haute représentante le 24 octobre dernier et la visite d’État du Président de la République. Ils évoqueront également d’autres dossiers internationaux : le Venezuela quelques jours après la conférence internationale de solidarité sur la crise des réfugiés et migrants au Venezuela organisée à Bruxelles (les 28 et 29 octobre derniers) ; la Libye dans l’objectif de rappeler la mobilisation collective des Européens en soutien d’une solution politique ; l’Irak, dans le contexte du mouvement de contestation qui marque le pays depuis plusieurs semaines ; et enfin la Turquie, dans le prolongement des conclusions adoptées lors du Conseil (Affaires étrangères) du 14 octobre dernier./.

Déclaration de Mme Amélie de Montchalin à son arrivée au Conseil Affaires étrangères (Bruxelles, 11 novembre 2019)

Mme Amélie de Montchalin : "Nous sommes aujourd’hui réunis pour un Conseil des Affaires étrangères. Nous allons pouvoir échanger sur de nombreuses crises qui se passent soit dans notre voisinage, soit plus loin mais qui toutes ont des conséquences directes sur le quotidien des Européens : des conséquences migratoires, des conséquences économiques, des conséquences sécuritaires.

L’un des premiers points à l’agenda, c’est l’Afghanistan, un pays où l’Union européenne doit s’engager davantage et lier l’aide importante qu’elle veut consentir à de vrais progrès en termes de droits, de libertés, dans le cadre du futur accord de paix.

Deuxième sujet à l’agenda, c’est le Soudan. Nous avons la chance de pouvoir échanger avec le nouveau Premier ministre, Abdallah Hamdok, qui avait été reçu d’ailleurs à Paris par le Président de la République en septembre dernier. Nous cherchons par tous les moyens, par tous les instruments européens à soutenir à la fois le redressement économique du pays mais également sa transition politique. D’ailleurs le Président de la République est disposé à organiser prochainement à Paris, une conférence de soutien au Soudan pour que l’intégralité de la communauté internationale puisse soutenir la transition en cours.

Ensuite, c’est la Syrie. Bien sûr, une vigilance totale sur la situation humanitaire qui doit pouvoir s’améliorer rapidement.

Ensuite, bien sûr, la lutte contre Daech et le terrorisme. Nous devons nous assurer que la coalition internationale demeure pleinement mobilisée en ce sens. C’est le sens des réunions qui se tiendront mercredi et jeudi à Washington. Jean-Yves Le Drian y sera présent pour continuer de mobiliser contre le terrorisme et contre Daech.

Et puis bien sûr le processus politique qui doit se poursuivre de manière pleine et entière pour qu’il puisse amener à une paix durable en Syrie.

Enfin nous échangerons sur la situation dans le Golfe. La priorité est la désescalade et les Européens doivent prendre toute leur part notamment en termes de sécurité maritime.

Mais au fond, ce que vous voyez c’est que cette réunion, comme toutes les réunions qui se tiennent ici quand les ministres se réunissent, est au cœur de ce que nous voulons bâtir, à savoir la souveraineté européenne, notre capacité à dresser des constats communs, des analyses qui nous soient communes, qui nous soient propres, à réfléchir aux moyens d’action qui sont les nôtres, et à pouvoir porter dans le monde une voix forte, une voix souveraine, une voix cohérente, et une voix unie.

Cette bataille pour la souveraineté européenne, pour que l’Europe puisse porter une voix qui soit celle de la puissance, c’est le combat que le Président de la République mène depuis deux ans. C’est au fond la voix que chacun des ministres nous portons dans tous ces conseils, c’est ce que le Président a dit à de nombreuses reprises, qu’il a encore réaffirmé il y a quelques jours dans The Economist. Bâtir une souveraineté européenne c’est essentiel pour les Européens et pour le monde dans lequel nous vivons. Cette souveraineté, nous y travaillons et je crois que c’est ce que donc je vais aller faire dans quelques minutes à nouveau. Je vous remercie"./.

Dernière modification : 11/11/2019

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