Les relations UE - Etats-Unis

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1- Un cadre institutionnel pragmatique

Le cadre des relations transatlantiques est régi par deux déclarations : la déclaration transatlantique de 1990 et l’agenda transatlantique (et son plan d’action) adopté en 1995.

La première visait à établir des valeurs communes dans un contexte d’intégration grandissante de l’UE et des changements politiques à l’Est de l’Europe. La deuxième avait davantage pour objectif une politique de coopération notamment dans les domaines de la promotion de la paix et de la stabilité, de la démocratie et du développement, de répondre aux défis globaux (incluant le terrorisme et l’environnement), de développer les relations économiques et d’établir des liens entre les citoyens. Le plan d’action agréé à l’occasion de cette déclaration a identifié quelques 150 actions conjointes.

Cette coopération a permis la conclusion de nombreux accords sectoriels et la création de plusieurs structures de dialogue.

Au-delà de ce cadre de coopération, de nombreux groupes de travail et initiatives ont été lancés directement par les conclusions des Sommets UE-EU successifs : création du Conseil de l’Energie, du Conseil Economique Transatlantique, du groupe de travail relatif à la cyber sécurité et à la cyber criminalité, et, lors du dernier Sommet UE-EU du 28 novembre 2011, le groupe de haut niveau transatlantique (HLWG) sur les options visant à dynamiser la croissance et l’emploi.

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2- Une relation économique dense

En dépit de la montée en puissance des pays émergents, des irritants commerciaux toujours renouvelés[1] et de l’intérêt des Etats-Unis pour l’Asie, les relations commerciales entre les deux partenaires sont très dynamiques et cela malgré la crise : les deux partenaires, qui représentent encore 50% du PIB mondial, enregistrent 30% des échanges mondiaux, dont dépendent 14 millions d’emplois des deux côtés de l’Atlantique[2], et 70% des IDE mondiaux. Le total des investissements (en stocks) dans les deux marchés atteignent respectivement 1,5 trillions de dollars et ils sont l’un pour l’autre les premiers destinataires d’IDE.

Le Conseil Economique Transatlantique (CET), né du sommet transatlantique en 2007 pour stimuler la convergence réglementaire, a été réorienté en 2010. Il a été convenu de concentrer les travaux réglementaires sur les questions économiques d’intérêt mutuel, et d’identifier quelques domaines où la coopération UE-EU permettrait de parvenir à un résultat concret dans un délai raisonnable. L’objectif du CET est bien d’assurer la convergence réglementaire en évitant de nouvelles barrières et en créant de nouvelles opportunités pour le monde des affaires dans certains secteurs clés.

Le groupe de travail de haut niveau (présidé par Karel De Gucht et Ron Kirk[3]) sur la croissance et l’emploi, directement issu du CET, doit étudier toutes les options pour renforcer l’intégration économique transatlantique, y compris celle d’un accord de libre-échange complet et approfondi. Il présentera un point d’étape en juin prochain et rendra ses conclusions et recommandations à la fin de l’année 2012.

Voir sites :

http://ec.europa.eu/trade/creating-opportunities/bilateral-relations/countries/united-states/

http://www.tresor.economie. gouv.fr


[1] OGM, bœuf aux hormones, bananes, Airbus, zeroing, etc.

[2] Erixon and Brandt, “Ideas for new transatlantic initiatives on trade”, GMF/ECIPE, 2011.

[3] Ron Kirk est le Représentant Spécial au Commerce (USTR).

Dernière modification : 14/01/2013

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